9 min de lecture Code du travail

Code du travail : 400.000 manifestants en France selon la CGT, 223.000 selon l'Intérieur

La première grande mobilisation du quinquennat a réuni 223.000 personnes dans toute la France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, contre un chiffre de 400.000 annoncé par la CGT.

Les manifestants défilent à Paris contre le projet de loi réformant le code du travail par ordonnances.
Les manifestants défilent à Paris contre le projet de loi réformant le code du travail par ordonnances.
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Ludovic Galtier
et La rédaction numérique de RTL

Premier grand test social pour Emmanuel Macron. Les Français étaient appelés, mardi 12 septembre, à descendre dans les rues pour manifester contre la réforme du Code du Travail. La CGT, en première ligne sur ce front, s'attendait à plus de 180 manifestations sur tout le territoire et a recensé 4.000 appels à la grève. Des perturbations sont principalement à prévoir dans les trains de région parisienne (RER A et B).

Cette mobilisation sociale mettait aussi en exergue la dispersion chez les syndicats. Du côté de FO, de nombreux militants de la base sont en colère contre le secrétaire général Jean-Claude Mailly qui ne se joint pas à la contestation. Les directions de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CFTC et de l'Unsa passent aussi leur tour.


Pendant le déplacement du chef de l'État à Saint-Martin, des politiques de l'opposition étaient attendus pour gonfler les rangs des défilés, à Paris et en région. Jean-Luc Mélenchon devait battre le pavé à Marseille contre ce qu'il qualifie de "coup d'État social". À Paris, entre les places de la Bastille et d'Italie, Benoît Hamon, Olivier Besancenot (NPA) ou encore Pierre Laurent (PCF) ont répondu présents à l'appel du trio de syndicats.

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Revivez la manifestation du 12 septembre :

20h19 - Ce direct est à présent terminé. Merci d'avoir suivi cette première journée de mobilisation contre les ordonnances réformant le marché du travail.

20h05 - Le ministère de l'Intérieur annonce que 223.000 personnes ont manifesté partout en France, quand la CGT parle de 400.000.
Treize personnes ont au total été interpellées à l'occasion de cette première mobilisation sociale du quinquennat d'Emmanuel Macron, a par ailleurs dit le ministère de l'Intérieur. 
 
19h47 -
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, assume de ne pas avoir appelé à manifester aux côtés de la CGT : "On a un problème de perception avec la CGT", persiste-t-il sur BFMTV.

19h24 -
En plus de quatre interpellations effectuées à Paris, t
rois ont été comptabilisées à Nantes, où des échauffourées ont éclaté en fin de manifestation, et cinq à Lyon, tandis que des incidents étaient aussi notés à Marseille.

18h48 - Le bilan du nombre d'arrestations à Paris passe de trois à quatre, communique la préfecture de police.

18h24 - Invité de RTL Soir, Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, a qualifié le mouvement de protestation social d'"échec". Dans le même temps, la CGT a recensé 400.000 manifestants dans toute la France. Le 9 mars 2016, pour la première manifestation anti-loi travail, 450.000 personnes s'étaient rassemblées selon la CGT, 224.000 selon le ministère de l'Intérieur.  

18h13 -
Des échauffourées ont éclaté mardi à Nantes à l'issue de la manifestation contre la réforme du Code du travail entre manifestants anticapitalistes et forces de l'ordre, a constaté une journaliste de l'AFP.

Alors que se terminait la manifestation à l'appel de la CGT-FO-FSU-Solidaires-Unef, vers 16h30, au moins 1.000 manifestants selon la police, la plupart le visage dissimulé, ont continué à défiler. Ils marchaient notamment derrière une banderole proclamant : "La jeunesse de retour pour vous jouer un mauvais tour".

Visées par divers types de projectiles, les forces de l'ordre ont répliqué à grands renforts de gaz lacrymogènes. Au moins trois manifestants ont été interpellés, a constaté une journaliste de l'AFP.
18h05 -
Cette première manifestation n'a pas de quoi alarmer le gouvernement, décrypte Vincent Derosier, journaliste politique de RTL. "Sérenité et fermeté" sont les mots d'ordre à Matignon. L'exécutif ne veut pas entrer dans une bataille de chiffres. "Personne ne peut contester la légitimité des ordonnances", confie un proche du Premier ministre. Elles seront publiées le 22 septembre comme prévu."

17h56 -
Les barrages filtrants mis en place par les forains sur l'A75 autour de Clermont-Ferrand sont peu à peu levés. Selon La Montagne, ils auraient obtenu un rendez-vous avec le ministère.

17h34 - Les Jeunes communistes de Dordogne revendiquent 2.000 personnes à Périgueux.

17h18 - Le correspondant de RTL, Arnaud Tousch, a repéré un groupe de manifestants qui défilaient à bord d'un "Festi-boat" en plein Paris.

17h12 - Le mouvement pourrait s'inscrire dans la durée. Une nouvelle manifestation syndicale est prévue le 21 septembre, quarante-huit heures avant celle portée par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise.

17h10 -
Les défilés ont été perturbés à Lyon et Marseille par des militants de la mouvance anarchiste et antifasciste. Dans la capitale des Gaules, la police a procédé à deux interpellations.

17h07 - Le point sur le nombre de manifestants ville par ville.

À Marseille, la préfecture a compté 7.500 manifestants, les organisateurs 60.000.

Ils étaient entre 8.000 et 16.000 selon les sources à Toulouse.

Au Havre, la ville du Premier ministre Édouard Philippe, la police comptabilisait 3.400 manifestants.

À Rennes, il y avait 4.800 opposants au texte dans la rue selon la préfecture, 10.000 selon la police.

À Nice, la manifestation a rassemblé 5.000 personnes, selon les organisateurs, 2.200 selon la police.

À Bordeaux, les différentes sources évoquent entre 4.850 et 12.000 personnes.

16h55 - La préfecture de police annonce 24.000 manifestants à Paris. C'est près de trois fois moins que ce que revendiquait la CGT un peu plus tôt dans la journée. Dans le même temps, la préfecture de police a précisé que trois personnes avaient été interpellées.

16h38 -
Selon nos confrères de L'Union Ardennais, les forains bloquent la traversée urbaine de Reims dans les deux sens.

16h31 - La CGT, qui parle de "très forte" mobilisation sociale, a compté 60.000 manifestants à Paris. C'est moins qu'en 2016. Lors de la toute première journée de mobilisation, le syndicat de Montreuil avait comptabilisé 100.000 manifestants contre la loi de Myriam El Khomri. Pour cette première manifestation contre la politique d'Emmanuel Macron, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a recensé 100.000 manifestants dans toute la France.

16h29 - Après les heurts, la manifestation, qui s'est majoritairement déroulée dans une ambiance festive, se termine 
dans le calme pour le moment place d'Italie, tweete notre correspondant RTL.

16h19 -
Emmanuel Macron est directement interpellé dans des tags de certains manifestants.

16h08 - À Toulouse, 8.000 personnes ont défilé à la manifestation du 12 septembre, selon la préfecture.

16h03 - À Nantes,
la situation se tend peu à peu. Des pétards, des poches de peinture et des fumigènes ont été lancés contre la préfecture, selon nos confrères de 20 Minutes Nantes.

15h43 -
Interrogé par nos confrères de BFMTV, Benoît Hamon veut "soutenir toutes les mobilisations contre les ordonnances travail".

15h38 -
Des jets de projectiles et de gaz lacrymogènes ont été constatés par le correspondant de RTL présent dans le cortège parisien. "Les forces de l'ordre ont fait usage de lacrymogènes à la suite de jets de projectiles", a confirmé la préfecture de police. Elles ont également eu recours à "une utilisation d'eau suite à la prise à partie d'une unité mobile", continue la préfecture, qui a recensé "300 personnes encagoulées" dans le cortège. 

Le cortège, qui se rend de la place de la Bastille à la place d'Italie, a été plusieurs fois arrêté par ces incidents, notamment au niveau du boulevard de l'Hôpital. 

14h52 - Les députés et représentants de la France insoumise, tels que Danièle Obono, Clémentine Autain et Alexis Corbière, ont largement investi la manifestation à Paris.

14h49 - Les manifestants ont débuté leur marche dans Paris. Des militants antifascistes sont aux avant-postes, comme le montre une vidéo tournée par un journaliste de BuzzFeed News.

14h15 - La ministre du Travail Muriel Pénicaud a pris la parole en ce jour de mobilisation sociale contre la réforme qu'elle porte, à l'occasion de l'inauguration de la 6e édition des Entretiens de la cohésion sociale à l'Institut Montaigne : "Je pense qu'on est tout à fait capables en France et qu'on est mûrs pour inventer une flexisécurité à la française, qui suppose un investissement fort dans les parcours professionnels et en même temps de l'agilité pour saisir les marchés".

14h00 - À Paris, un cortège doit partir officiellement à cette heure-ci de la place de la Bastille pour rejoindre la place d'Italie.

12h36 - À Marseille, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole pour expliquer sa démarche d'union avec les syndicats : "M. Macron sait que c'est un bras de fer et il l'a voulu. Maintenant, c'est à nous de relever le défi. Il faut vraiment faire bloc autour des organisations syndicales pour que le gouvernement recule. Il peut et doit reculer. Nous ne sommes pas en train de faire des barouds d'honneur. Nous sommes en train d'organiser une défense implacable du Code du travail. On aura des vagues, comme ça : le 12, le 21, le 23. Il faut économiser nos forces pour savoir bien les propulser dans la bataille". 

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Le point sur les premières mobilisations contre le Code du travail, mardi 12 novembre à la mi-journée Crédit Image : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP | Crédit Média : La Rédaction de RTL | Durée : | Date :

12h15 - Des internautes témoignent sur les réseaux sociaux de la mobilisation dans plusieurs villes de France, telles que Rennes, Lannion, Paris, Guingamp ou encore Clermont-Ferrand par exemple. La CGT est la plupart du temps en tête de cortège.

11h30 - Quel dispositif de sécurité pour la manifestation à Paris ? Dimanche 10 septembre, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a dit craindre des "débordements" en marge de la mobilisation. À Paris, la préfecture a donc mis en place un dispositif de "sécurisation". Pour plus d'informations, cliquez ici.

11h05 - Jean-Luc Mélenchon est arrivé dans le cortège de la CGT à Marseille.

10h40 - La CFDT entend "faire évoluer les décrets" d'application de la réforme du Code du travail sur laquelle elle est "en désaccord en grande partie", a affirmé son secrétaire général, Laurent Berger. "Nous nous mobilisons dès maintenant. Nous allons nous adresser aux salariés, aux dirigeants d'entreprises. Nous allons interpeller les députés et l'exécutif. Il faut cesser de considérer que l'action sociale n'a de sens que lorsqu'on manifeste", a-t-il lancé sur franceinfo.

9h55 - Plusieurs dizaines de camions de forains perturbent toujours, ce matin, la circulation à Paris et aux abords d'autres villes. Des camions ralentissent des échangeurs d'accès à Rouen, a-t-on appris auprès de la société d'autoroutes Paris Normandie, entraînant de nombreux bouchons et ralentissements. À Toulouse, "une vingtaine de poids lourds forains bloquaient la circulation", selon la gendarmerie, occasionnant des bouchons au niveau du péage de l'A62.

9h30 - À Paris, en prévision de la manifestation de Bastille à Place d'Italie, la préfecture de Police a mis en place des restrictions de circulation valables dès 11 heures. 

8h50 - Des lycées font l'objet de blocages, à Paris mais aussi en province.

8h45 - "Il va y avoir du monde", a assuré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. "Il n'y a que les combats qu'on ne mène pas qui sont perdus d'avance. (...) C'est un vrai enjeu, je crois que la mobilisation était nécessaire, il y a une vraie remise en cause du droit du travail", a-t-il déclaré sur France 2.

8h42 - À Paris, les conditions de circulation ne s'améliorent pas. Des auditeurs de RTL nous signalent d'importants ralentissements sur le périphérique, en particulier vers la porte d'Orléans, au sud de la capitale.

8h40 - La circulation devient difficile sur le réseau autoroutier autour de Lille. On recense un point noir sur l'A1 dans le sens Paris-Lille, l'autoroute est fermée au niveau du péage de Fresnes-lès-Montauban depuis 8h environ. Dans l'autre sens, il y a jusqu'à 20km de bouchons à cause d'opérations escargot. Cela provoque des répercussions en série, notamment sur l'A21 entre Lens et Valenciennes, l'A25 depuis Dunkerque ou vers la frontière belge.

8h21 - Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, refuse de donner "les bons ou mauvais points" aux syndicats, tout en soulignant que certains d'entre eux ont choisi de ne pas battre le pavé. "Ce que je note c'est qu'ils ont décidé de ne pas descendre dans la rue parce que ce n'était pas le coup d'État social dénoncé par certains", a-t-il déclaré sur RTL.

8h15 - "Le mouvement social est aussi un test pour la CGT", analyse sur RTL Alba Ventura dont l'édito est à retrouver en intégralité ici.

8h05 - La SNCF annonce un trafic conforme aux prévisions, avec 50 à 80% des trains assurés sur les lignes de banlieue parisienne. Rien n'est à signaler sur les lignes TGV. Côté RATP, la circulation est également "conforme aux prévisions". Retrouvez sur ce lien le détail des prévisions.

8h00 - La préfecture de police de Paris invite les automobilistes à éviter l'axe Place de l'Etoile / Place de la Concorde. Plusieurs dizaines de forains y manifestent avec leurs camions, en réponse à l'appel de Marcel Campion, connu pour exploiter notamment la grande roue de la place de la Concorde à Paris. Peu avant 7 heures, les forains ont brièvement bloqué la place de l'Étoile, en haut des Champs-Elysées, en mettant leurs camions en travers des artères qui permettent d'y accéder.

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Code du travail : 400.000 manifestants en France selon la CGT, 223.000 selon l'Intérieur
Code du travail : 400.000 manifestants en France selon la CGT, 223.000 selon l'Intérieur
La première grande mobilisation du quinquennat a réuni 223.000 personnes dans toute la France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, contre un chiffre de 400.000 annoncé par la CGT.
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/en-direct-code-du-travail-reforme-macron-7790059573
2017-09-12 08:05:00
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