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ÉDITO - L'avenir de Renault se joue dans "le renouvellement de la gamme", affirme Lenglet

Ce lundi 16 mai, Renault a annoncé son retrait de Russie. L'entreprise doit maintenant se tourner vers l'avenir : la filiale électrique.

Le logo Renault devant l'usine de Choisy-le-Roi (illustration)
Le logo Renault devant l'usine de Choisy-le-Roi (illustration)
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
ÉDITO - L'avenir de Renault se joue dans "le renouvellement de la gamme", après son départ de Russie
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ÉDITO - L'avenir de Renault se joue dans "le renouvellement de la gamme", après son départ de Russie
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François Lenglet - édité par Lison Bourgeois

Renault a confirmé ce lundi 16 mai sa retraite de Russie, en cédant la totalité de ses usines et les quelque 45.000 salariés à un partenaire public pour un rouble symbolique. Renault rejoint ainsi la longue liste des sociétés occidentales qui ont quitté la Russie depuis le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine. Le business s’était en réalité effondré depuis déjà plusieurs semaines, faute de pièces pour fabriquer. 

Voilà une vingtaine d’années que le Français fabriquait en Russie, qui était devenue son second marché après la France. Un marché rentable, puisque les ventes là-bas ont généré la moitié des profits de la branche automobile du constructeur, en 2021. On évoque une clause de retour possible.

Cette clause figure dans les accords signés. Dans les six ans qui viennent, Renault aura en effet la possibilité de revenir sans racheter les actifs qu’il cède aujourd’hui pour rien, mais en y investissant. Une perspective très hypothétique bien sûr, on n’est pas près de refaire du business normalement en Russie.

Cette affaire met-elle en péril Renault ?

Cette affaire est bien sûr regrettable. Elle aura un impact lourd sur les comptes du premier semestre 2022 puisqu’il faudra retrancher aux actifs de Renault, ce que possède l’entreprise, plus de deux milliards d’euros. Elle arrive au mauvais moment, puisque l’entreprise est en plein redressement après la fin difficile de l’ère Carlos Ghosn. Mais ce n’est pas là que se joue l’avenir du groupe.
 
L'avenir se joue dans le renouvellement de la gamme, la technologie, et bien sûr le développement de l’électrique. Renault envisage de créer une filiale spécifique pour l’électrique. L’idée, c’est de profiter de l’effet Tesla, star de la bourse, un peu comme l’a fait Volvo, avec sa filiale Polestar. 

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L’engouement des financiers et de la bourse pour l’électrique est tel que Polestar, qui vend 20 000 voitures électriques seulement, vaut 4 fois plus que sa maison-mère. Une telle entité permettrait à Renault de financer beaucoup plus facilement son développement. Et elle permettrait du même coup d’associer des partenaires, autres constructeurs, sociétés de logiciels ou de l’internet, avant une éventuelle mise en bourse. Une autre société sera créée pour le développement des modèles thermiques de demain, véhicules à l’hydrogène par exemple.
 
Il y a aussi la question toujours pendante de l’alliance avec le japonais Nissan. Une délégation française d’une quinzaine de responsables de Renault est en ce moment même au Japon, pour discuter de projets communs. En particulier cette filiale électrique, qui pourrait faire l’objet d’une association avec le nippon, c’est du moins ce qui a été proposé. Il s’agit en fait de prolonger et de développer les coopérations.

Quid des liens capitalistiques entre les deux constructeurs ?

C’est le point le plus sensible, parce qu’il est politique. Il y a en fait trois phases dans cette affaire. Phase 1, la guerre, lorsque Carlos Ghosn a été arrêté pour les malversations supposées, à la fin 2018, et que les Japonais ressentaient très durement la tutelle française, au point de vouloir rompre avec Renault, qui possède 43% de Nissan alors que le Japonais ne détient que 15% du Français. 

Phase deux, avec l’arrivée de Jean-Dominique Sénart, la pacification et patiente reconstruction de la confiance mutuelle. Qui débouche aujourd’hui sur de nouveaux projets présentés par le Français à son partenaire. Quand cette phase sera terminée, avec des engagements réciproques, viendra le troisième temps : le rééquilibrage des participations croisées, pour mieux refléter le poids respectif des deux constructeurs. En clair, Renault devrait diminuer sa participation dans le Japonais.

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