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LVMH, Auchan, TotalEnergies : rester ou partir de Russie, toutes les entreprises n'ont pas (encore) tranché

ÉCLAIRAGE - De nombreuses entreprises françaises étaient jusqu'ici implantées en Russie. RTL.fr fait le point sur celles qui ont décidé de partir et celles qui ont le fait de suspendre leurs activités ou partir.

La version russe du distributeur Auchan (illustration).
La version russe du distributeur Auchan (illustration).
Crédit : Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
Benoît Leroy & AFP

La France, une nation (très) présente en Russie. Alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mercredi, devant les parlementaires, les entreprises françaises à cesser d'alimenter "la machine de guerre" russe, peu ont véritablement fait le choix de plier bagage. État des lieux. 

Posons les chiffres, avant la guerre, plus de 500 entreprises françaises menaient des activités en Russie. Dans le même temps, la France est le premier employeur étranger en Russie, avec quelque 160.000 salariés. Certains grands groupes français y sont particulièrement présents. À l'image de Renault, actionnaire à 67% du constructeur AvtoVAZ (marque Lada), et envers qui le gouvernement ukrainien a appelé à un boycott mondial. Le groupe de la marque au losange a annoncé suspendre les activités de son usine de Moscou

Et pour cause, quelques heures plus tôt, Renault avait été évoqué nommément lors de l'allocution de Volodymyr Zelensky devant le Parlement français. "Les entreprises françaises doivent quitter le marché russe. Renault, Auchan, Leroy Merlin et autres, ils doivent cesser d’être les sponsors de la machine de guerre de la Russie".  

Ceux qui ont décidé de partir ou de suspendre leurs activités

TotalEnergies détien, dans le pays, une participation de 20% dans Yamal GNL, Un projet de gaz naturel liquéfié qui a démarré sa production en 2020, et 10% dans Artic LNG 2, qui doit entamer ses livraisons à partir de l'année 2023. Le groupe détient aussi 19,4% du géant du gaz russe Novatek.

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Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a clairement affirmé mercredi que son groupe ne pouvait pas renoncer au gaz russe, expliquant avoir souscrit "des contrats de 25 ans". Le groupe a toutefois annoncé qu'il renoncerait à tout achat de pétrole ou produit pétrolier russe d'ici fin 2022.


Le géant pharmaceutique français Sanofi a lui annoncé, également mercredi, "arrêter toute nouvelle dépense qui ne serait pas directement liée" à la fourniture de ses "médicaments essentiels et vaccins en Russie et en Biélorussie".

Plusieurs secteurs ont fait le choix inverse, comme celui du luxe et de la mode. Début mars, Hermès, rapidement suivi par Chanel, LVMH et Kering, a annoncé la fermeture de ses boutiques en Russie, certaines responsables de leurs marques comme chez Balenciaga, qui appartient à Kering, prenant même fait et cause pour l'Ukraine dans le conflit.

Ceux qui ne sont pas (encore) partis ou qui ne compte pas le faire

Autre employeur important sur place, la Société Générale, actionnaire majoritaire de Rosbank (12.000 salariés), un poids lourd du secteur bancaire russe. Le 16 mars, son directeur général Frédéric Oudéa a simplement rappelé que sa filiale avait "été organisée et gérée de façon autonome après les événements en Crimée" de 2014, sans donner d'indication sur l'avenir de la présence du groupe dans le pays.

Côté services, plusieurs enseignes détenues par la famille Mulliez sont très implantées en Russie, à commencer par Leroy Merlin, dont c'est le deuxième marché derrière la France, mais aussi Auchan, qui réalise en Russie plus de 10% de ses ventes, ou encore l'enseigne sportive Decathlon. Adeo, holding de Leroy Merlin, a dit mercredi qu'elle maintenait son activité en Russie, mais allait "suspendre" ses nouveaux investissements, évoquant dans une déclaration à l'AFP le risque d'une "expropriation qui renforcerait les moyens financiers de la Russie", si elle quittait le pays.

Côté énergie, le groupe Engie qui a cofinancé le gazoduc Nord Stream 2 a prévenu qu'il risquait de perdre jusqu'à un milliard d'euros dans ce projet suspendu. Il n'est en revanche pas présent sur le sol russe, mais est actionnaire à hauteur de 9% du gazoduc en fonctionnement Nord Stream.

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