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DÉBAT - La France a-t-elle abandonné les maths ?

Depuis la réforme Blanquer du bac en 2019, les mathématiques au lycée ne sont plus une matière obligatoire. L'aspect désormais optionnel de la matière inquiète car on pourrait, à terme, manquer de profils scientifiques, en particulier féminins.

Un enfant résout un problème de maths au tableau. (Illustration)
Un enfant résout un problème de maths au tableau. (Illustration)
Crédit : SIPA
La France a-t-elle abandonné les maths ?
00:07:18
Yves Calvi & Théo Putavy

Les mathématiques sont exclues du tronc commun du baccalauréat depuis 2019 et une réforme de Jean-Michel Blanquer. Sans grande surprise, la matière est de plus en plus mise de côté au profit d'autres enseignements, et les filles pourraient encore plus la délaisser. "Cela nous semble extrêmement inquiétant", réagit Sébastien Planchenault, président de l’APMEP, l'Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public. 

Pour lui, "on ne peut pas se réjouir qu'il y ait seulement 20% de filles qui se dirigent vers des filières scientifiques". Il ajoute qu'en filière S, "on était pratiquement arrivé à 50% de filles" et qu'à l'heure actuelle, "les chiffres ont énormément baissé : les filles qui font 6h de mathématiques sont descendues à 40%". 

De son côté, Olivier Sidokpohou relativise. Agrégé de maths et inspecteur de l’Éducation nationale depuis 2015, il copilote depuis 2019 la réflexion sur l’impact de la réforme des lycées sur les classes prépas aux grandes écoles. "C'est la spécialité la plus choisie, la deuxième étant la physique chimie", annonce-t-il. 

L'orientation post-bac comme problème majeur

Pour les deux spécialistes, le problème principal de ces changements reste celui de l'orientation après le bac. Olivier Sidokpohou soulève que "les premiers chiffres dont on dispose sont extrêmement encourageants". Il ajoute qu'il y a une hausse des orientations vers les maths, même pour les filles en passant de "19,6% à 20,1%". 

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La filière S avait le défaut d'être gonflée de profils qui ne se destinaient pas à des orientations scientifiques. Sébastien Planchenault ouvre alors le débat sur le cas de certains de nos voisins européens qui "ont choisi une pluralité" en mêlant matières scientifiques et littéraires. "À quel niveau considère-t-on que la culture commune mathématique et humaniste est nécessaire dans ce pays ?", conclut-il. 

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