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D'où vient l'expression "salaire de la peur" ?

Alors que la France est en pleine crise épidémique, certains professionnels se retrouvent en première ligne face au coronavirus. On parle de nouveau du "salaire de la peur", l'occasion de se renseigner sur l'origine de cette expression.

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D'où vient l'expression "salaire de la peur" ? Crédit Image : Pascal GUYOT / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Jean-Baptiste Giraud édité par Marie Gingault

Une fois n’est pas coutume : l'expression "salaire de la peur" vient d’un livre paru en 1950, signé par Georges Arnaud, et surtout, du film réalisé dans la foulée en 1952. Comme acteurs principaux un certain Yves Montand, qui était un petit jeunot à l’époque encore débutant au cinéma, et surtout, la grande star de l’époque Charles Vanel, dont la carrière compte pas moins de 200 films.


L’histoire racontée par ce livre et par ce film grandiose, et qui a donné le titre Le salaire de la peur, c’est celle de l’incendie d’un puits de pétrole en Amérique Latine, que personne ne parvient à éteindre. Il ne reste qu’un seul espoir : souffler l’incendie du puits en provoquant un très grosse explosion. À l’époque, le C4 l’explosif que l’on voit dans les films de guerre existe, mais il est réservé à un usage militaire. Il faut donc utiliser la nitroglycérine, un explosif liquide, or le problème de la nitroglycérine, c’est qu’elle est très instable. Une grosse secousse, et elle explose...

Le salaire de la peur est celui de ceux qui vont transporter cette nitroglycérine jusqu’au puits de pétrole, et la tâche n’est pas simple. La route est évidemment mauvaise jusqu’au puits, truffée de nids de poules, il faut donc faire très attention. Mais il y a pire encore : une partie de la route ravinée par le vent et par la pluie est comme de la tôle ondulée. Il faut donc, soit rouler très lentement à 5 ou 10 kilomètres/heure pour ne pas ressentir de secousses, soit prendre de la vitesse, dépasser 60 kilomètres/heure avec un gros camion dans la pampa, et “voler” sur la route.

C’est la prise de ce risque, ces risques, celui de faire exploser toute la cargaison de nitroglycérine avec le camion, qui est récompensé par le fameux "salaire de la peur".

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