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Crise des hôpitaux : infirmière à Paris et sans domicile, elle témoigne

La précarité touche aussi les personnels médicaux, notamment les infirmières, comme Clara. Elle travaille en réanimation à la Pitié-Salpêtrière depuis cinq ans et ne parvient pas à se payer un logement avec son salaire.

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Crise des hôpitaux : infirmière à Paris et sans domicile fixe, elle témoigne Crédit Image : KENZO TRIBOUILLARD / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Amandine Bégot édité par Maeliss Innocenti

La crise des hôpitaux fait rage ces derniers mois. Pour faire bouger le gouvernement et obtenir de nouveaux moyens, les personnels médicaux, les médecins, les infirmières, les internes et les étudiants en médecine se mobilisent ce jeudi 14 novembre. L'objectif ? Sauver l'hôpital public.

Le salaire est une des revendications principales. Salaire qui est donc trop bas pour les infirmières, notamment, qui vivent parfois dans des situations de précarité dont elles n'osent pas parler à leurs collègues de travail. Clara, 30 ans, infirmière en réanimation à la Pitié-Salpêtrière, a osé. Elle raconte son histoire dans Libération. Histoire qui a tétanisé tout le monde quand elle a pris la parole lors d'une assemblée générale au mois d'octobre.


"Je suis infirmière en réanimation depuis cinq ans à la Pitié-Salpêtrière, un hôpital parmi les plus réputés de France, et je n’ai même pas les moyens de me payer un logement à Paris. Je vis dans une chambre de garde", a-t-elle dit au micro ce jour-là. Ces 9m2 sont normalement réservés à ceux qui font les gardes de nuit, et qui ont besoin de faire une pause, dormir quelques minutes, tout en restant à disposition. Mais Clara y vit, car elle n'a pas le choix.

Difficile de trouver un logement avec 1.760 euros brut

Passionnée par son métier, très enthousiaste, la jeune femme ne s'imaginait pas il y a 5 ans, quand elle est arrivée à la Pitié-Salpêtrière, qu'elle ne pourrait pas s'en sortir seule avec son salaire de 1.760 euros brut. Elle n'y pensait pas à l'époque car elle était en couple et qu'elle avait un logement. Mais une rupture amoureuse a tout changé.

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Dans Paris même et en petite couronne, personne n'a accepté de lui louer un logement puisqu'elle ne touche pas trois fois le montant du loyer. Alors entre sa voiture et la chambre de garde, elle a opté pour la seconde option, qui devait être très provisoire : "Au moins, je suis à pied d’œuvre pour le boulot", arrive-t-elle à dire avec le sourire.

Une vie sociale en déperdition

Aujourd'hui, elle en est toujours au même point. La direction de l'hôpital a accepté de lui louer la chambre de garde pour une somme modique : "Ma vie sociale, c’est zéro. Je ne peux recevoir personne et je n’ai pas les moyens de sortir".

Clara espère bien pouvoir changer de vie pour récupérer une vie sociale classique. Des amis. Un confort. Son rêve ? Aller s'installer aux États-Unis, où une infirmière expérimentée peut toucher plus de 36.000 euros par mois.

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