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Coronavirus : les organisateurs de spectacles appellent à ne pas se faire rembourser les places

Théâtres, orchestres et maisons d'opéras dans le monde demandent aux spectateurs de ne pas se faire rembourser les billets achetés pour des représentations annulées à cause du coronavirus. Objectif : soutenir les artistes et intermittents du spectacle.

L'entrée du théâtre Montparnasse à Paris.
L'entrée du théâtre Montparnasse à Paris.
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Sarah Ugolini & AFP

Votre spectacle est annulé pour cause de coronavirus ? Théâtres, orchestres et maisons d'opéras dans le monde appellent à faire don des billets achetés et ne pas solliciter leur remboursement. D'autres organisent des collectes de fonds face à un avenir incertain.

#JeGardeMaPlace, #SauveTonSpectacle, #ReporteTaVenue. Autant de hashtags qui circulent sur Twitter depuis qu'un hashtag similaire a été lancé en Hongrie : #nevaltsvisszajegyet (ne renvoyez pas vos billets). À travers le monde, il trouve un écho, de la Grande-Bretagne où le rideau s'est baissé sur le célèbre West End qui regroupe la majorité des théâtres londoniens (#DonateYouTicket), jusqu'en Allemagne #ichwillkeingeldzurueck (je ne veux pas qu'on me rende mon argent).

En France, "face à la crise financière majeure que vont connaître les lieux producteurs de spectacles et l'ensemble de la filière de la création artistique", le Syndicat national du théâtre privé a relayé cette initiative mardi, invitant les spectateurs à faire preuve de "solidarité".

Création d'un "fonds de dotation" pour les "artistes les plus impactés"

Depuis quelques jours, les appels se multiplient, de l'Opéra du Rhin, situé dans l'Est de la France très touché par l'épidémie, au Théâtre Montparnasse à Paris, face à la déprogrammation brutale. Dans le sud du pays, un "élan de solidarité" de nombreuses personnes ayant renoncé au remboursement a poussé Dominique Bluzet, directeur à la fois du Gymnase-Bernardines à Marseille, du Théâtre du Jeu de Paume et du Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence à créer "un fonds de dotation" destiné aux "artistes les plus impactés".

Les plus fragiles, ce sont les intermittents, puisque pour obtenir leur régime d'allocations chômage en France, ils doivent travailler 507 heures en un an. Or avec l'annulation de spectacles et concerts jusqu'au moins à la fin avril, ils peineront à faire les cachets nécessaires.

Franck Riester a annoncé une aide de 22 millions d'euros

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Le ministre français de la Culture Franck Riester a annoncé mercredi une première "aide d'urgence" de 22 millions d'euros pour la musique, le spectacle, l'édition et les arts plastiques. Il devrait annoncer plus tard des mesures spécifiques pour les intermittents.

Sur les réseaux sociaux, près de 50.000 internautes ont signé une pétition sur change.org intitulée "La culture française est infectée par le coronavirus", appelant à reculer la date butoir des indemnisations pour donner du temps aux intermittents de reprendre leur activité.

Certains, comme le metteur en scène David Bobée, directeur du centre dramatique de Normandie-Rouen a décidé de payer les équipes de même que les salaires des intermittents, "pour qu'ils ne soient pas pénalisés" par les annulations.

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