2 min de lecture

Mercosur : une majorité de pays de l'UE donne son feu vert en faveur de la signature de l'accord, malgré l'opposition de la France

Une majorité d'États européens a approuvé l'accord de libre-échange avec le Mercosur, ce vendredi 9 janvier, et ce malgré la colère des agriculteurs et l'opposition de la France.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, donne une conférence de presse à la suite d'un sommet informel de l'Union européenne (UE) à Prague, en République tchèque, le 7 octobre 2022.

Crédit : JOE KLAMAR / AFP

AFP - édité par Jérémy Billault

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

L'Europe donne son feu vert à la signature de l'accord avec les pays du Mercosur. Une majorité qualifiée d'États européens a approuvé ce 9 janvier l'accord de libre-échange avec le Mercosur, malgré la colère des agriculteurs et l'opposition de la France.

Grâce à ce feu vert, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pourrait se rendre dès lundi au Paraguay afin de signer ce traité commercial avec l'Amérique latine. Le soutien de l'Italie a été décisif pour obtenir la majorité qualifiée nécessaire, tandis que la France a voté contre et entend poursuivre la bataille au Parlement européen. 

Les eurodéputés se pencheront ensuite sur la ratification du traité dans les semaines qui viennent. Le scrutin pourrait être serré dans l'hémicycle où les considérations nationales pèseront. 

L'une des plus grandes zones de libre-échange au monde

Négocié depuis 1999, cet accord crée l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde, entre l'Union européenne, le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs. Pour ses détracteurs, il va bousculer l'agriculture européenne à coup de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes environnementales de l'UE, faute de contrôles suffisants.

À écouter

Mercosur : pourquoi cet accord divise-t-il l'Europe ?

00:40:06

Pour ses thuriféraires comme l'Allemagne et l'Espagne, il va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, bousculée par la concurrence chinoise et les droits de douane aux États-Unis. En supprimant une large part des droits de douane, ce traité favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins ou de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l'entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.

"L'histoire n'est pas terminée", souligne toutefois le gouvernement français, tant que le Parlement européen ne s'est pas prononcé.
Environ 150 eurodéputés (sur 720) ont déjà prévenu qu'ils comptaient saisir la justice pour tenter de s'opposer à l'application de l'accord.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info