1 min de lecture Coronavirus France

Coronavirus : les hôpitaux sont-ils prêts à affronter une deuxième vague ?

REPORTAGE - Les hôpitaux craignent que leurs stocks ne suffisent pas à affronter une éventuelle deuxième vague épidémique. Immersion aux urgences de Colmar, où un possible nouveau pic de coronavirus inquiète.

Yves Calvi RTL Matin Yves Calvi iTunes RSS
>
Coronavirus : les hôpitaux sont-ils prêts à affronter une deuxième vague ? Crédit Image : SEBASTIEN BOZON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Yannick Olland
édité par Victor Goury-Laffont

La France est-elle prête à affronter une éventuelle deuxième vague épidémique ? Si les masques sont maintenant accessibles en pharmacie et chez les buralistes, la question du matériel, qui a fait défaut aux soignants dans les hôpitaux pendant des mois, et des médicaments, utilisés en service de réanimation, est loin d'être résolue.  

Aux urgences de Colmar, le Dr Yannick Gottwalles est plutôt pessimiste : si une deuxième vague arrive trop vite, le stock de l'hôpital en blouses, masques et gants ne suffira pas. "Il y a suffisamment de matériel pour fonctionner normalement, mais si on arrive à une saturation comme il y a quelques mois, pour l'instant on aura beaucoup de mal à répondre", explique-t-il. "Les stocks utilisés pendant la Covid ont fondu. On a des tensions qui existent encore sur l'approvisionnement, le plus flagrant actuellement ce sont les gants à usage unique." 

Dans le monde entier, la demande en équipements de protection explose et les fabricants n'arrive pas à suivre. C'est ce qui inquiète Manuel Klein, directeur de l’hôpital de Sélestat, dont les stocks contiennent en ce mois de juillet "quatre semaine d'avance pour tout ce qui est matériel à usage unique : gants, blouses, masques ... et un mois également sur les médicaments". Un stock a priori confortable, "dans un fonctionnement normal". 

"Si la demande triplait ou quadruplait en cas de nouvelle vague, tout dépendrait de la capacité des laboratoires et des usines à répondre à cette demande." L’hôpital aimerait avoir deux ou trois mois d'avance pour être rassuré

La rédaction vous recommande
À lire aussi
Le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale le 15 juillet 2020 Coronavirus France
Coronavirus : Castex "a raison d'être inquiet", estime une infectiologue sur RTL

 

Lire la suite
Coronavirus France Coronavirus Alsace
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants