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Coronavirus : le Secours populaire fait face à un afflux de bénéficiaires

REPORTAGE - Au Secours populaire de Paris, la collecte et la distribution des denrées alimentaires ont dû évoluer avec la crise du coronavirus. Pourtant, les bénéficiaires sont de plus en plus nombreux.

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Coronavirus : le Secours populaire fait face à un afflux de bénéficiaires Crédit Image : DOMINIQUE FAGET / AFP | Crédit Média : Julien Fautrat | Durée : | Date :
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Julien Fautrat édité par Sarah Ugolini

Au-delà des hôpitaux ou des supermarchés pris d'assaut, il y en a d'autres pour qui l'activité devient chaque jour plus intense, il s'agit des associations qui viennent en aide aux plus démunis. Au Secours populaire de Paris, la collecte et la distribution des denrées a dû évoluer avec la crise du coronavirus.


Si la tournée habituelle dans les supermarchés existe toujours, et reste précieuse, la ramasse se concentre depuis presque trois semaines auprès des cantines d'entreprises, dont les denrées périssables seront bientôt périmées. Cette ramasse, grâce à un camion frigorifique, a collecté près de neuf tonnes d'aliments en dix jours.


C'est le travail permanent d'Ismaël, permanent au Secours populaire. "On a le chariot à récupérer, et on fait le tour des magasins. On va récupérer les denrées alimentaires", confie le salarié de l'association. Certains selfs d'entreprises, servant 800 à 1.000 couverts par jour, comme ici celui d'un très grand groupe de la Défense, vident leurs stocks à mesure que le gouvernement repousse la période de confinement.

Une activité très intense pour les camions du Secours populaire

"On vient déstocker ce qui nous reste", explique Véronique Pichot, responsable du secteur pour la Sogeres, société spécialisée dans la restauration d'entreprise. Une dizaine de palette stockées après quatre étages dans le labyrinthe de la Défense. 1,8 tonne de marchandises seront récoltées ce jour-là. Des produits frais, des fruits, des légumes, mais également des fromages. Une activité très intense pour les camions du Secours populaire, puisque l'association se substitue à beaucoup d'autres qui assurent le travail habituellement, mais dont les bénévoles confinés ne se déplacent plus.

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Après la ramasse et le déstockage, c'est une course contre la montre qui commence. Quelques heures à peine après avoir récupéré les produits, les équipes du Secours populaire devront très rapidement se retrouver dans les kits destinés aux bénéficiaires. "Il faut aider des personnes dans l'urgence, soit qui viennent directement ici, soit qu'on va livrer si la personne ne peut pas se déplacer", explique un des membres de l'association. 

500 familles accueillies depuis 15 jours

C'est toute la force logistique du Secours populaire qui se met en place. Martin est le gestionnaire du centre de distribution et Laura, en charge du tri, intègre toutes les données sur son ordinateur. "Pour nous, l'objectif est de faire le dispatch le plus rapidement possible car on commence la distribution à 12h30 et il y a encore des ramasses qui vont arriver ensuite", confie-t-elle.


Les stocks sont au sous-sol avec de la viande rangée dans des frigos par catégorie alors que les céréales sont au fond. L'organisation est primordiale dans un contexte de restriction du nombre de présentes dans les entrepôts pour limiter les risques de contagion du coronavirus. La distribution devient un peu plus importante chaque jour. Depuis 15 jours, 500 familles ont été accueillies ici pour recevoir des kits simples ou doubles selon le nombre de personnes à nourrir. Permanents et bénévoles portent des gants et des masques.

Des éudiants et des salariés parmi les bénéficiaires

Parmi les bénéficiaires, il y a des salariés désormais au chômage partiel et aux revenus insuffisants. Un phénomène nouveau selon Nicolas, élu au Secours populaire. "Tous les étudiants qui avaient un petit boulot au McDo, au restau pour compléter leur salaire et payer leur loyer. Il y a plein de publics qui étaient déjà précaires mais qui ne venaient pas forcément nous voir", explique-t-il. Face à cet afflux nouveau, un frigo solidaire a été installé à l'extérieur avec des produits à consommer aujourd'hui. Les personnes en détresse peuvent se servir en dehors des horaires d'ouverture, et surtout anonymement.

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