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Coronavirus : infecté, un employé de Monoprix ne touchera pas l'intégralité de sa prime

VU DANS LA PRESSE - Un employé de l'enseigne Monoprix, hospitalisé une quinzaine de jours à cause du coronavirus, ne touchera pas la totalité de la prime exceptionnelle de 1.000 euros promise par le gouvernement.

Infecté par le Covid-19, un employé de Monoprix ne touchera pas toute sa prime.
Infecté par le Covid-19, un employé de Monoprix ne touchera pas toute sa prime. Crédit : AFP / KENZO TRIBOUILLARD
Camille Descroix
Camille Descroix

Zouhir, âgé de 55 ans, est employé au Monoprix des Passages, à Boulogne-Billancourt. Il y travaille depuis 19 ans. En avril dernier, il a contracté le coronavirus et a été hospitalisé pendant 15 jours. À cause de cette absence, il ne touchera pas l'intégralité de la prime de 1.000 euros versée en fin de mois.

Cette prime exceptionnelle, mise en place par l'État, est en fait calculée au prorata du temps de présence. Avec ces deux semaines d'hospitalisation, du 7 au 21 avril, Zouhir n'en touchera qu'une partie, rapporte Le Parisien.

Seuls les employés présents pendant toute la durée de confinement, en temps complet, pourront bénéficier de la totalité. Les étudiants à temps partiel et les salariés qui avaient posé des jours de congé des mois à l'avance, sans pouvoir les modifier, subissent la même situation que Zouhir, précisent nos confrères.

La CGT vent debout

Une injustice dénoncée par la CGT : "Son erreur, c'est d'avoir attrapé le Covid-19 et d'être absent du magasin depuis son hospitalisation", fustige Alain Sylvère Tsamas, délégué syndical Monoprix Gambetta, à Issy-les-Moulineaux. "Même les directeurs de magasin ne comprennent pas. C'est une prime de la honte", ajoute-t-il.

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Du côté de Monoprix, aucun commentaire n'a été fait sur la situation de Zouhir. L'enseigne précise les modalités de versement de la prime : "C'est un dispositif basé sur l'équité, en fonction de la présence effective du collaborateur. Un collaborateur présent neuf semaines est plus impacté que celui qui n'est là que cinq ou six semaines. Nous ne les discriminons pas en fonction de leur arrêt de travail".

"Il n'y a aucune considération envers le salarié. Ils ne pensent qu'à l'argent alors qu'ils ont fait un chiffre d'affaires phénoménal", a martelé l'employé qui dénonce un manque de protection dans son magasin. "On nous donne un masque par jour alors qu'on travaille six heures", a-t-il précisé. Ce mardi, la CGT a lancé des opérations de tractage devant les Monoprix de Boulogne-Billancourt et d'Issy-les-Moulineaux pour pointer du doigt les conditions de travail de l'enseigne.

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