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Coronavirus : comment recycler les masques chirurgicaux ?

Le port du masque s'est généralisé ces derniers mois pour lutter contre la pandémie. Plusieurs initiatives ont vu le jour pour répondre à l'épineuse question de leur recyclage.

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Coronavirus : comment recycler les masques chirurgicaux ? Crédit Image : DENIS CHARLET / AFP | Crédit Média : Virginie Garin | Durée : | Date : La page de l'émission
Virgine Garin
Virginie Garin édité par Benjamin Hue

On va porter encore plus de masques dans les collèges à la rentrée, dans les bureaux dès le 1er septembre, dans toutes les rues de certaines villes comme Toulouse. Cet objet dont on riait parfois en regardant les touristes asiatiques il y a encore 1 an, est devenu central dans notre quotidien. Mais il est aussi l'une des pires sources de pollution.

Car ils ont remplacés les sacs plastique. Vous les avez peut être vus cet été, accrochés dans les arbres, écrasés par terre, flottants dans les rivières. Les masques anti Covid sont devenus le symbole de la pollution par le plastique. Et quand ils se retrouvent dans la nature, ça dépend du contexte, s'il y a de l'humidité, de la chaleur, il faut quand même sans doute plusieurs centaines d'années pour qu'il disparaissent complètement. Vous savez que vous risquez une amende de 135 euros si vous le jetez n'importe où.

Une usine les recycle dans la Vienne. À Châtellerault, la société Plaxtil a mis au point une technique pour recycler les masques chirurgicaux. Déjà, elle a installé des bornes de collecte dans la ville avec une entreprise d'insertion pour récupérer les masques usagés. Dans des pharmacies, des commerces, chez des coiffeurs, les clients les apportent. 

Les masques sont isolés quelques jours puis broyés et décontaminés avec des rayons ultraviolets et cette matière est réutilisée pour fabriquer des visières ou des attaches pour masques justement. La PME a déjà recyclé 50.000 masques de Châtellerault, mais elle reçoit des appels du monde entier, d'entreprises, de collectivités qui veulent faire recycler leurs masques. Ses dirigeants ont proposé au gouvernement de mettre leur savoir faire à sa disposition pour créer une filière nationale. C'est en cours de discussion.  

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Dans le Nord de la France est menée une autre expérience. Près de Lille, l’entreprise Cosmolys, spécialisée dans la collecte de déchets infectieux, teste depuis une technique pour désinfecter, trier et valoriser le plastique qui est dans le masques, qui sert ensuite a faire des emballages. Et puis, en France, il y a une équipe de chercheurs du CNRS, de l'INSERM, du Commissariat à l'énergie atomique qui, elle, essaie carrément de réutiliser les masques chirurgicaux ou FFP2. L'objectif est de les récupérer, les décontaminer et pouvoir le réutiliser tels quels. 

Ces scientifiques testent différentes techniques : lavage avec un détergent, passage en autoclave, irradiation. Ils cherchent à savoir s'ils conservent toute leur efficacité et combien de fois ils peuvent résister à la désinfection et être réutilisé. Ce n'est pas encore au point, mais ça éviterait des tonnes de déchets et recycler les masque c'est aussi moins de matière utilisée au départ. Ce serait aussi beaucoup plus écologique. 

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