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Coronavirus : à Montfermeil "on ne voit pas le bout du tunnel", dit un médecin

INVITÉE RTL - "On ne voit que Covid, on vit Covid, on mange Covid, donc on est motivé toujours, mais c'est vrai que ça devient de plus en plus compliqué", confie Chloé, une infirmière.

Yves Calvi_ 3 Minutes pour Comprendre La rédaction de RTL iTunes RSS
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Coronavirus : à Montfermeil "on ne voit pas le bout du tunnel", dit un médecin Crédit Image : JACQUES DEMARTHON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Générique 5
Agathe Landais
édité par Marie Gingault

La pression hospitalière reste extrêmement forte dans l'hexagone, notamment dans huit départements : l'Oise, les Bouches-du-Rhône et les six départements d'Île-de-France. Largement en tête dans cette liste de départements en rouge, la Seine-Saint-Denis où l'on compte encore 508 cas positifs pour 100.000 habitants.

Au centre hospitalier de Montfermeil, on ne constate depuis quelques jours qu'une très timide baisse des admissions. Signe de cette petite amélioration : un lit reste vide en réanimation. Kaïs est médecin réanimateur : "Depuis une dizaine de jours on sent une petite accalmie, mais il y a toujours des admissions presque tous les jours. Tout le monde est fatigué, on est tous épuisés et surtout on ne voit pas le bout du tunnel".

Une immense lassitude, partagée par les autres soignants du service : "Comme tout le monde on en a marre, on ne voit que Covid, on vit Covid, on mange Covid, donc on est motivés toujours, mais c'est vrai que ça devient de plus en plus compliqué", confie Chloé, une infirmière. "Ici, vous avez un patient qui est intubé-ventilé : il est plongé dans un coma artificiel parce que son état nécessite une ventilation mécanique. C'est un monsieur de 56 ans, donc ça reste très très jeune", souligne-t-elle.

Le système hospitalier reste vraiment sous pression

Cyril Maurer - Chef du service pneumologie de l'hôpital de Montfermeil en Seine-Saint-Denis
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Quelques bâtiments plus loin, le service pneumologie où travaillent Sania et Ashley tourne lui toujours à plein régime : "En ce moment on n'arrête pas, il y a tout le temps des patients. Ça part, ça vient, ça continue toujours", dit la première. "Psychologiquement c'est difficile, physiquement on est épuisé, donc déconfiner ça ferait du bien au moral, on aurait l'impression un peu plus de faire autre chose que prendre les transports, aller travailler et rentrer, mais si les gestes barrières ça ne suit pas derrière, on ne va pas s'en sortir", avertit pour sa part Ashley. 

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Un relâchement c'est aussi ce que redoute leur chef de service, Cyril Maurer : "On a tous envie de reprendre les activités qui nous manquent, on a envie de retourner au restaurant, au cinéma, voir des spectacles. À côté de ça, le système hospitalier reste vraiment sous pression, surtout dans notre département en Seine-Saint-Denis où la circulation virale est très importante", conclut le médecin.

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