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Coronavirus : des soignants alertent sur la déprogrammation d'interventions chirurgicales

Les Agences régionales de santé ont demandé de déprogrammer entre 40 et 80% des opérations pour libérer des lits Covid.

Un patient infecté par le Covid-19 dans une unité de soins intensifs de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, le 29 mars 2021.
Un patient infecté par le Covid-19 dans une unité de soins intensifs de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, le 29 mars 2021.
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Coronavirus : des soignants alertent sur la déprogrammation d'interventions chirurgicales
01:45
Coronavirus : des soignants alertent sur la déprogrammation d'interventions chirurgicales
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Odile Pouget

Ils sont medecins, chirurgiens, et ce mardi matin ils lancent l'alerte. Depuis des semaines face à la flambée de l'épidémie, on leur a demandé de déprogrammer les interventions chirurgicales mais pour le syndicat Union Avenir Spé-Le Bloc, qui est le premier syndicat de spécialistes, ça n'est pas la bonne méthode.

Les agences régionales de santé leur ont demandé de déprogrammer sur tout le territoire entre 40 et 80% des opérations pour libérer des lits Covid et pour eux, c'est une absurdité territoriale. Les ARS n'ont pas fait dans la dentelle, sans regarder les spécificités des établissements, sans prendre en compte la situation département par département, ville par ville. 

C'est l'accusation lancée par ces médecins, "aujourd'hui on annule des opérations qui auraient pu être faites en toute sécurité et l'on fait perdre du temps aux patients", disent-ils. "Ça nous choque parce que le résultat on le connait. On va passer l'été à rattraper ces patients", explique Philippe Cucq, co-président du Bloc. 

Un tiers des cancers digestifs non diagnostiqués

Chirurgies de la cataracte, orthopédies, poses de prothèses mais aussi dépistages de cancers, on estime par exemple que faute de coloscopies, un tiers des cancers digestifs n'ont pas été diagnostiqués l'an dernier. "Aujourd'hui, on pourrait prendre en charge des patients sans aucun risque, ils n'attendraient pas leur intervention", nous dit Philippe Cucq.

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Les médecins se disent préoccupés par l'impatience des malades non Covid, évoquent leur souffrance, parfois leur détresse et ont donc décidé d'alerter les agences régionales de santé.

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