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Coronavirus : 3 questions sur les brigades chargées de traquer les "cas contacts"

ÉCLAIRAGE - "Des brigades seront chargées de remonter la liste des cas contacts" des personnes contaminées, a expliqué Édouard Philippe.

Un femme portant un masque en tissu à Paris, le 19 avril 2020
Un femme portant un masque en tissu à Paris, le 19 avril 2020 Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Camille Sarazin Journaliste

Édouard Philippe a présenté, mardi 28 avril, son plan pour le déconfinement progressif à l’Assemblée nationale. Parmi les mesures clefs : la création de "brigades" chargées de mener l’enquête, afin de retrouver tous les contacts des personnes contaminées. Le but est d’isoler toutes les personnes potentiellement porteuses du virus et ainsi d’empêcher qu’une deuxième vague ne s’abatte sur la France.

"Si une personne est testée positive, un travail d’identification et de tests de tous ceux, symptomatiques ou non, ayant eu un contact rapproché" sera réalisé, a expliqué le Premier ministre

"Des brigades seront chargées de remonter la liste des cas contacts, de les appeler, de leur dire de se faire tester, de vérifier que les tests ont bien eu lieu et que les résultats donnent lieu à l’application correcte de la doctrine". Mais à quoi ressembleront ces brigades exactement ?

Comment les équipes seront-elles constituées ?

Chaque département aura sa propre brigade. Seront mobilisées les équipes de l’Assurance maladie, mais également des mairies, des départements, des centres communaux d’action sociale ou encore de certaines associations comme la Croix-Rouge. Au total, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, estime que 30.000 personnes pourraient être mises à contribution. 

Quels seront les profils ?

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Une chose est certaine : il n’y aura pas que des médecins dans ces brigades. Il y a d’ailleurs de grandes chances qu’il y en ait assez peu, leur travail étant essentiel ailleurs en cette période de crise sanitaire. Les 30.000 personnes mobilisées pour ce travail d’enquête devront donc être formées en amont.

Cela pose également un problème législatif, a rappelé le Premier ministre. Il faudra que ces personnes, qui ne font pas partie du personnel soignant, puissent avoir accès à des informations médicales. "Les personnels de ces brigades ne seront pas tous médecins. Il faudra donc que la loi les autorise à participer à ces enquêtes épidémiologiques dans lesquelles l'accès à des données médicalisées pourra être nécessaire", a précisé Édouard Philippe.

Comment vont-elles travailler ?

La mission de ces brigades sera, une fois qu’une personne a été testée "positif" au coronavirus, de remonter la chaîne de ses "cas contacts". Chaque individu ayant été en contact avec la personne contaminée devra être testé à son tour. Le gouvernement espère pouvoir tester 700.000 personnes par semaine à partir du 11 mai. Puis les personnes contaminées à leur tour devront être isolées. 

Le but est de retrouver le plus de personnes possibles qui ont pu être contaminées pour briser la chaîne de contamination. Même si certaines personnes passeront entre les mailles du filet. Impossible par exemple de donner le nom de toutes les personnes présentes avec vous dans la rame de métro.

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