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Confinement : l'écran est devenu "un lieu de partage", constate un psychanalyste

INVITÉ RTL - Si on ne cite plus tout ce que le coronavirus a empêché en 2020, Michaël Stora, alias Dr Gamer, a souligné que cette malheureuse période était "paradoxalement un bon moment pour arrêter de stigmatiser les jeux vidéo".

Jeux vidéo (illustration).
Jeux vidéo (illustration).
Crédit : Ibrahim Erikan / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
Confinement : l'écran est devenu "un lieu de partage", constate un psychanalyste
00:09:41
Confinement : l'écran est devenu "un lieu de partage", constate un psychanalyste
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Yves Calvi & Arnaud Tousch

C'est le grand jour pour les amateurs de jeux vidéo, ce jeudi 19 novembre signe la sortie de la PS5, fabriquée par Sony. La dernière playstation est sortie il y a maintenant 7 ans, et à l'approche de Noël, en plein confinement, les ventes de cette console seront probablement très importantes. C'est l'occasion de s'intéresser à l'économie du jeu vidéo avec Michaël Stora, psychanalyste et fondateur de l’observatoire des mondes numériques en sciences humaines.

148 milliards d'euros : c'est le montant des revenus que l'industrie du jeu vidéo va générer cette année. Selon le cabinet Newzoo, ce chiffre est en hausse de 21% par rapport à l'année dernière, et les consoles représentent, à elles seules, 50 milliards de dollars. En France, le chiffre d'affaires de 2019 avoisinait les 5 milliards d'euros, c'est la deuxième performance historique du secteur. 

Les parents qui ont 40 ans ont connu l'objet jeux vidéo dans leur propre enfance

Michaël Stora, alias Dr Gamer

Pour Michaël Stora, alias Dr Gamer, "le confinement a fait que, d'un coup, les parents étaient obligés de s'intéresser à ce que faisaient leurs enfants et leurs adolescents et, entre autres, la pratique des jeux vidéo". Malgré une situation sanitaire indéniablement grave, "paradoxalement c'était un bon moment pour enfin faire de l'écran un lieu de partage, d'arrêter de stigmatiser les jeux vidéo et de créer une sortie de fossé générationnel qui empêchait finalement de jouer en famille", analyse le professionnel.

De plus, Michaël Stora souligne qu'"il y a aussi une évolution, les parents qui ont 40 ans ont connu l'objet jeux vidéo dans leur propre enfance, donc c'est évident qu'il est enfin possible de partager, même avec une certaine forme de nostalgie, ce qu'on appelle le retrogaming". 

Tout objet de plaisir peut avoir pour certains une forme d'addiction

Michaël Stora, alias Dr Gamer
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Néanmoins, si le confinement a permis de casser les codes du jeu vidéo, le psychanalyste a repéré dans son travail "que certains jeunes, qui étaient déjà dans des problématiques, ont fait un moment du jeu vidéo, un objet quasiment auto-curatif avec des formes d'addictions et c'est évident que le confinement, a pour certains, renforcé ces pratiques totalement excessives, problématiques, où le jeu l'emporte sur le plaisir de jouer". 

Toutefois, celui qui est également fondateur de l'observatoire des mondes numériques en sciences humaines rappelle que "tout objet de plaisir peut avoir pour certains une forme d'addiction".

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