2 min de lecture Viol

Bayonne : un viol élucidé 12 ans plus tard, deux hommes mis en examen

L'affaire a rebondi au détour d'une affaire de violence intra-familiale impliquant l'aîné des deux hommes. Ils ont reconnu les faits en garde à vue.

Photo d'un commissariat de police (illustration).
Photo d'un commissariat de police (illustration). Crédit : GERARD JULIEN / AFP
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Louis Chahuneau et AFP

C'est une affaire qui pourrait donner de l'espoir à de nombreuses victimes en France. Un dossier de viol vient d'être élucidé douze ans après les faits, grâce à l'ADN. Deux hommes, âgés de 31 et 41 ans, ont été mis en examen en début de semaine des chefs de viols et de violences en réunion ayant entraîné une infirmité permanente.

L'un a été placé en détention provisoire et l'autre incarcéré provisoirement dans l'attente d'un débat différé devant le juge des libertés et de la détention. Ils sont accusés d'avoir violé à plusieurs reprises et roué de coups une femme en 2009, sur les bords de la Nive, une rivière à proximité de Bayonne.

Au petit matin du 3 octobre 2009, la victime, une femme d'une quarantaine d'années, est accostée par les deux individus en sortie d'une discothèque, où elle vient d'être refoulée. Les deux hommes, à l'époque âgés de 19 et 29 ans, sont alcoolisés et proposent de la raccompagner chez elle en voiture. En réalité, ils l'emmènent à l'abris des regards sur les bords de la rivière proche, la Nive. Là-bas, ils la violent et la frappent violemment. Selon le chef de la PJ à Bayonne, la victime est restée "inconsciente pendant près de deux heures". Son visage portait trace d'"une douzaine de fractures", selon Stéphane Lapeyre, chef de l'antenne de Bayonne de la PJ.

Les deux hommes ont reconnu les faits

Pendant des années, les policiers n'ont pas réussi à résoudre l'enquête, malgré de nombreuses auditions et investigations. Mais l'affaire a pris un nouveau tournant il y a quelques mois à l'issue d'un autre dossier de violences intra-familiales impliquant l'aîné des deux hommes. Son ADN est prélevé et saisi dans le fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg). Et, surprise, il correspond avec des traces génétiques "non résolues", celles relevées douze ans plus tôt sur la victime.

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Interpellés lundi 29 mars, les deux hommes "ont reconnu leur participation aux faits en donnant des éléments assez précis", selon le commissaire Lapeyre. Selon le procureur de Bayonne Jérôme Bourrier, ce dénouement est de bon augure pour la résolution d'autres affaires non élucidées, et "les victimes, restées longtemps dans le silence et l'ignorance, ont enfin une source d'espoir".

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