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Agriculture : qui sont les néo-ruraux, toujours plus nombreux à se lancer ?

ÉCLAIRAGE - Les jeunes citadins qui se lancent dans l'agriculture représentent un tiers du renouvellement de la profession annuel.

Un agriculteur travaille le sol de ses champs (illustration)
Un agriculteur travaille le sol de ses champs (illustration)
Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Agriculture : qui sont les néo-ruraux, toujours plus nombreux à se lancer ?
07:12
Virginie Garin - édité par Louis Chahuneau

Si la covid n'avait pas existé, c'est cette semaine qu'aurait dû avoir lieu le Salon de l'agriculture porte de Versailles. Cette année, les agriculteurs resteront dans leur ferme. Alors RTL a décidé d'aller les voir chez eux! 
 
Ce matin, gros plan sur ces citadins qui prennent le chemin, et la tête de la ferme. Malgré les difficultés du métier, le secteur attire ce qu'on appelle des néo-ruraux. Nous nous sommes donc intéressé ce matin à ces citadins qui s'installent à la campagne et qui deviennent agriculteurs.

 
Ils représentent un tiers des agriculteurs qui s'installent chaque année. On les appelle les "hors cadre familial" car ils n'ont pas de parents agriculteurs, ils viennent d'un autre milieu.  Et ils sont importants ces agriculteurs : chaque semaine en France 200 fermes disparaissent et dans les 5 ans qui viennent la moitié des agriculteurs vont prendre leur retraite, c'est une profession avec une population âgée. Le secteur a besoin de sang neuf et donc de ces urbains qui deviennent paysans. 
 
Ce sont souvent des couples, d'une trentaine d'années, qui vont se lancer dans des productions originales, du bio, de la vente directe, un peu de tourisme a la ferme. Mais on ne s'improvise pas paysan. Il y a des aides avant 40 ans, la dotation jeunes agriculteurs accessible à tout le monde à condition de présenter un projet solide, un business plan. Le demandeur doit s'engager sur 4 ans. L'aide est de 35.000 euros en moyenne. Avec un bonus supplémentaire pour justement les néo ruraux qui doivent acheter de la terre, une ferme, du matériel, des animaux, pour eux c'est plus dur. 

Financement participatif

Souvent ce sont des urbains qui ont déjà eu une vie professionnelle. Un cadre dans la banque qui se lance dans le maraichage bio, un enseignant dans l'élevage de porc. Les régions, les Chambres d'agriculture accordent des aides pour les attirer, car un urbain qui s'installe vient avec sa famille et contribue à repeupler le village. Et puis il y a des plateformes de crowdfunding, sur internet, qui font appel aux particuliers pour fiancer de projets, comme Mimosa. Ce sont des prêts à 4%, un exemple, un couple d'informaticiens a pu emprunter 30.000 euros pour installer un élevage de chèvres pour faire des fromages bio dans le Vaucluse. 

 
Il y a des formations, la profession a mis en place toute une série de stages en exploitation, dans les écoles d'agricultures. Sur les aspects, techniques financiers. Souvent, le meilleur professeur quand un urbain reprend une exploration, c'est celui qui lui vend. Il peut rester avec lui 8 et 10 mois pour apprendre a faire vêler une vache, couper les ongles d'un mouton, ou cultiver des radis en bio.   

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La crise sanitaire a accentué ce phénomène d'urbains, il y a eu après le premier confinement une forte hausse des demande de renseignements pour s'installer, bénéficier des aides. il y a eu un engouement. Mais il est trop tôt pour savoir si ça va se concrétiser.

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