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Agressions sexuelles : Carla Bruni, Mila Jovovich... des ex-top models brisent un tabou

Des figures emblématiques du monde de la mode se joignent à Carre Ottis, ancienne mannequin, pour dénoncer les agressions sexuelles commises par l'ancien patron d'Elite Europe Gérald Marie.

Carla Bruni s'est rendu sur la Croisette pour voir "Annette"
Carla Bruni s'est rendu sur la Croisette pour voir "Annette"
Crédit : AFP
Nicolas Barreiro & AFP

D'anciennes mannequins de renom telles que Carla Bruni ou Milla Jovovich ont répondu à l'appel de Carre Ottis contre l'ancien patron d'Elite Europe, Gérald Marie, qu'elle et une quinzaine d'autres femmes accusent de "viols", des faits susceptibles d'être prescrits.

"Trop, c'est trop", a déclaré l'ancienne Première dame au New York Times. "Je suis aux côtés de Carre et des autres survivantes de Gérald Marie qui viennent à Paris pour témoigner contre leur agresseur". L'ancienne top-modèle et actrice américaine, Carre Ottis, a été entendue le mardi 7 septembre par les enquêteurs de la Brigade de protection des mineurs dans l'enquête préliminaire ouverte en septembre 2020 après une plainte d'une ex-journaliste Lisa Brinkworth visant Gérald Marie pour "viols" et "agressions sexuelles", notamment sur mineurs. 

Carre Otis s'est ensuite exprimée lors d'une conférence de presse aux côtés de cinq autres mannequins qui formulent les mêmes accusations et se rencontraient pour la première fois : Ebba Karlsson, Shawna Lee, Lesa Amoore, Jill Dodd et Emily Mott. "Être ici en France et témoigner auprès de la police française est si significatif pour moi. Il est l'heure que cet homme rende des comptes pour ses crimes", a lancé Carre Otis.

Des faits bientôt prescrits

Dans un signalement à la justice française, l'ex-mannequin avait dénoncé "d'innombrables viols" perpétrés par Gérald Marie à partir d'avril 1986, alors qu'elle était mannequin pour l'agence Elite et âgée de 17 ans.

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"J'étais jeune, seule et dans un pays étranger, sans famille ni réseau pour me soutenir. Je dépendais de M. Marie pour ma nourriture, mon logement et mon travail. Je savais que j'avais à supporter ces abus pour pouvoir continuer à travailler. J'ai été profondément traumatisée", a relaté Carre Otis, en larmes. À ce stade, une quinzaine de femmes ont pris la parole publiquement ou se sont signalées aux enquêteurs.

Toutes ces accusations reposent sur des faits susceptibles d'être prescrits aux yeux de la justice française, rendant peu probable un éventuel procès. "On espère attirer des victimes plus récentes, ne serait-ce qu'une victime", pour pouvoir déclencher des poursuites, a indiqué l'avocate de plusieurs d'entre elles, Maître Anne-Claire Lejeune. D'après elle, "plusieurs témoins, et notamment anciens dirigeants d'Elite, ont été entendus et ont corroboré les faits décrits par les victimes".

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