2 min de lecture Société

Affaire Mila : Marlène Schiappa défend l'adolescente menacée de mort

Marlène Schiappa a condamné les propos "criminels" d'Abdallah Zekri, responsable du Conseil français du culte musulman, concernant le lynchage de Mila, l'adolescente qui avait tenu des propos anti-islam sur Twitter.

Marlène Schiappa, à l'Assemblée nationale le 27 mars 2019
Marlène Schiappa, à l'Assemblée nationale le 27 mars 2019 Crédit : Martin BUREAU / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

"Qui sème le vent récolte la tempête", avait estimé Abdallah Zekri vendredi 24 janvier. La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a qualifié mardi 28 janvier de "criminelles" les déclarations du délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri, contre la jeune Mila, une lycéenne qui avait tenu des propos hostiles à l'islam dans une vidéo.

Le responsable de l'institution représentative des mosquées, tout en se disant "contre" le fait que cette adolescente de l'Isère ait été menacée de mort sur les réseaux sociaux : "Elle l'a cherché, elle assume. Les propos qu'elle a tenus, les insultes qu'elle a tenues, je ne peux pas les accepter", avait-il dit sur Sud Radio.

"Je trouve que ce sont des propos criminels, ce sont des propos coupables, et je me bats contre cette idée selon laquelle une femme, une jeune fille en l'occurrence mais qui que ce soit qui serait victime de violence, de cyberharcèlement, ce serait parce que cette personne l'aurait cherché", a réagi Marlène Schiappa mardi sur France Inter.

Deux enquêtes ont été ouvertes

Dans un message diffusé sur Twitter après les propos d'Abdallah Zekri, le nouveau président du CFCM, Mohammed Moussaoui, avait pour sa part souligné que "rien ne saurait justifier les menaces de mort à l'égard d'une personne". Le parquet de Vienne (Isère) a ouvert deux enquêtes dans l'affaire de la jeune Mila, qui a dû être déscolarisée après un déferlement de menaces de mort.

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L'une, "ouverte du chef de provocation à la haine raciale", a pour but "de vérifier si les propos tenus sur la vidéo diffusée" par la jeune fille "sont de nature à recouvrir une qualification pénale ou s'inscrivent dans la liberté d'expression reconnue à chacun".

L'autre, "ouverte du chef de menaces de mort, menace de commettre un crime, harcèlement" notamment, s'attache à retrouver et poursuivre les auteurs de ces faits "gravement attentatoires à l'intégrité" de l'adolescente, selon le parquet.

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