2 min de lecture Société

Cyberharcèlement : comment réagir si vous êtes victime

ÉCLAIRAGE - Insultes, menaces, diffamation, photos volées... Le cyberharcèlement peut prendre des formes diverses. La police nationale partage cinq conseils pour réagir à la violence en ligne.

Le cyber harcèlement
Le cyber harcèlement Crédit : shutterstock
William Vuillez
William Vuillez
Journaliste RTL

Le cyberharcèlement touche de nombreux Français. Selon une enquête de l’Unicef publiée en novembre 2018, près de 10% des jeunes scolarisés interrogés déclarent avoir été agressés ou harcelés sur les réseaux, un taux qui grimpe à 24 % chez les adolescents de 18 ans.

Le harcèlement en ligne se caractérise par une intrusion menaçante et continue dans la vie en ligne d’une personne. Un internaute peut être ciblé pour sa religion, sa couleur de peau, son genre, ses croyances, ses opinions politiques, son orientation sexuelle, etc.

Il peut prendre la forme d’une vague d’insultes ou de commentaires déplaisants, de la propagation de rumeurs, de propos diffamants ou intimidants, de la diffusion de photomontages dégradants, de la publication de photographies personnelles, sexuelles ou humiliantes…

Les conseils de la police nationale

Si vous êtes victime de violence en ligne, la police nationale a partagé ce mardi 7 janvier sur son compte Twitter, cinq conseils pour vous aider à réagir. Si la publication violente est publique, la police nationale vous conseille en premier lieu de faire une capture d'écran et de ne pas y répondre.

Notez l'URL, la date et l'heure de publication. Ensuite signalez la au site concerné et enfin déposez plainte dans un commissariat de police. Si vous êtes témoin d’un fait de harcèlement, le simple fait de faire suivre des photos, vidéos ou messages insultants (même pour dénoncer les auteurs) peut impliquer votre responsabilité devant la loi. Il faut plutôt signaler les contenus en question et aiguiller la victime vers les bons recours.

Porter plainte auprès des autorités

À lire aussi
Des décorations de la St-Valentin à Bangkok le 11 février 2020 santé
Déconfinement : comment conjuguer sexe et pandémie de coronavirus ?

Il ne faut pas se limiter à la police des plateformes. Contraintes par leurs impératifs d’audience, ces dernières sont régulièrement critiquées pour leur laxisme dans la lutte contre le harcèlement. Vous pouvez appuyer vos signalements en invoquant les lois françaises contre le harcèlement (la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes de 2014 et la loi du 8 août 2018 qui modifie l’article 222-33-2-2 du Code pénal sur le harcèlement moral).

Attention aux délais de prescription qui vont de trois mois pour une injure publique à six ans pour des menaces en ligne et du harcèlement moral ou sexuel.

Vous pouvez ensuite signaler les contenus problématiques sur Pharos, la plateforme de signalement des contenus illicites sur Internet au ministère de l’Intérieur. Vous avez également la possibilité de porter plainte auprès du commissariat de Police, de la gendarmerie ou du procureur du tribunal de grande instance le plus proche de chez vous. Il faudra étayer votre dossier de preuves.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Société Cyberharcèlement Harcèlement
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants