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Accident en Gironde : Noël Mamère va-t-il trop loin ?

REPLAY - Les polémistes de ce vendredi évoquent les propos polémiques du député-maire écologiste de Bègles.

Sophie Aurenche
Sophie Aurenche
Accident en Gironde : Noël Mamère va-t-il trop loin ?
26:16
Sophie Aurenche

On refait le monde avec : 

- Guillaume Perrault, journaliste au Figaro
- Jean-Luc Mano, conseiller en communication, 
- Roland Cayrol, directeur de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof).

Les polémistes reviennent tout d'abord sur le dramatique accident entre un autocar et un camion qui a fait 43 morts en Gironde ce vendredi 23 octobre. Ils analysent en particulier les propos de Noël Mamère. Le député écologiste de Gironde accuse les pouvoirs publics d'avoir abandonné l'entretien des routes secondaires, comme la départementale ou a eu lieu la collision, au bénéfice de grandes infrastructures.

"Noël Mamère parle toujours vite et parfois trop vite", estime Roland Cayrol. Mais "ce n'est pas vrai qu'il aurait oublié les victimes", comme l'ont dit les commentateurs indignés sur les réseaux sociaux. Jean-Luc Mano juge également ces réactions "très exagérées". Pour lui, Noël Mamère "n'a pas commis de crime. En revanche, c'est une faute. Même s'il a rendu hommage aux victimes, on ne peut pas commencer à chercher des responsables quand les corps sont encore dans le bus". Le conseiller en communication plaide pour "un délai de décence". "Je suis frappé par les cerveaux qui pensent d'abord politique", indique-t-il encore.

Noël Mamère a voulu utiliser ce drame comme arme de guerre dans son combat contre la loi Macron.

Guillaume Perrault, journaliste au "Figaro"

"Le fait d'être un élu de Gironde n'autorise pas tout", abonde Guillaume Perrault, qui dénonce "une faute morale". "Je suis très réticent devant les leçons générales qu'on tire à partir d'un fait divers", explique le journaliste, qui estime que le député-maire de Bègles "a voulu utiliser ce drame comme arme de guerre dans son combat contre la loi Macron". 

La présence des plus hautes autorités de l'État témoigne de la solidarité nationale.

Jean-Luc Mano, conseiller en communication

Les polémistes s'interrogent également sur la nécessité, pour l'exécutif, de se rendre sur les lieux d'un drame. Roland Cayrol n'est "pas sûr que ça serve à grand-chose", mais estime que "cela fait partie des gestes que l'opinion publique attend". Pour Jean-Luc Mano, "ça ne sert à rien et ça complique le jeu : il faut être le premier si c'est son domaine, si on est de la région..." Mais il reconnaît, lui aussi, qu'il existe "une habitude du témoignage immédiat de la solidarité nationale par la présence des plus hautes autorités de l'État". Guillaume Perrault y voit, lui, "une dérive compassionnelle qui remonte aux années Chirac". 

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