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Santé : faut-il s'inquiéter pour nos pharmacies ?

Les fermetures d'officines sont au plus haut depuis 10 ans. Mais faut-il s'inquiéter autant que pour les déserts médicaux ?

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Pharmacies : pourquoi la profession se pérennise Crédit Image : AFP / PHILIPPE HUGUEN | Crédit Média : RTL | Date :
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Christian Menanteau
Christian Menanteau édité par Joanna Wadel

L’annonce par l’Ordre des Pharmaciens d’un record de fermetures d’officines, 240 l’an dernier, mérite que l’on se pose la question. Le chiffre peut paraître inquiétant, et équivaut à la disparition de 4 pharmacies par semaine. Mais l'examen du dossier rassure.

Tout d'abord, la France compte toujours 21.665 officines. C’est-à-dire beaucoup plus que de bureaux de postes. En clair, à l’inverse des déserts médicaux qui frappent 20 % du territoire, il n’y a pas de trous noirs pharmaceutiques. Ensuite, les établissements sont très bien répartis, puisqu’ils sont principalement concentrés dans les villes petites et moyennes.

Enfin, cette diminution, qui touche surtout les grandes agglomérations, est essentiellement le fait de regroupements. L’Ordre parle de fermetures actives : on s’associe, on regroupe ses forces. Les liquidations pures et simples ne représentent que 6% des fermetures.

Les pharmaciens, des professionnels qui savent s'adapter

Nos pharmaciens sont des auxiliaires de santé bien formés, mais aussi de bons chefs d’entreprises. Ils épousent vite et bien les grandes mutations en cours, commerciales, avant-tout. On commence à voir des officines de 2.500 m², détenant plus de 400.000 boîtes en rayons, dotées de plus de 30 caisses, et dont l’organisation et la gestion sont calquées sur celles des meilleurs supermarchés. Avec, en support principal, la parapharmacie.

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Ils font également face aux mutations d'ordre médical. La loi Santé d'Agnès Buzyn devrait leur permettre de délivrer des médicaments sans ordonnances, de vacciner, de réaliser des bilans de prévention ou de dépistage... En somme, d’offrir de meilleures conditions d’accès aux soins. Et ce, dans l'attente de la généralisation des cabines médicalisées permettant les consultations de télémédecine. Santé, technologie, commerce, les pharmaciens cochent les 3 cases.

Une profession renouvelée et soutenue par la Sécu

Mais ces évolutions vont-elles suffire à consolider leur présence sur l’ensemble du territoire ? On peut l’espérer, notamment grâce au renouvellement du nombre de professionnels. Il semble assuré : les moins de 35 ans représentent le quart des pharmaciens du pays. Il n’y en a que 3,5% proches de la retraite.

Ensuite, parce que la rémunération de la profession a été entièrement revue. Le pharmacien n’est plus payé au nombre de boites de médicaments vendues, mais à 80% par les honoraires que lui verse la Sécu pour ses actes et prestations. Une mutation qui devrait stabiliser et pérenniser la présence des croix lumineuses vertes dans nos villes et nos villages.

Les Plus

L'Allemagne va mobiliser 40 milliards d'euros pour sortir du charbon. C'était une promesse, elle sera tenue d'ici 2038. 

Calm, la principale application de méditation américaine va se lancer en France. 

La note

13 sur 20 au volailler LDC, le champion français du poulet est en train de reconquérir le marché national en augmentant de 30.000 tonnes par an sa production. Aujourd'hui presque 1 poulet sur 2 vendu en France est d'origine étrangère. 

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