2 min de lecture Croissance

Croissance : une décélération qui "signe la fin d'une reprisette", estime Lenglet

Trois facteurs expliquent ces mauvais chiffres de la croissance française : l'augmentation des impôts, du prix de l'essence, et la crise sociale traversée par le pays en fin d'année.

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Croissance : une décélération qui "signe la fin d'une reprisette", estime François Lenglet Crédit Image : DANIEL ROLAND / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet et Léa Stassinet

Le chiffre officiel de la croissance 2018 est tombé : elle freine à 1.5% avec une augmentation de 0.3% au 4e trimestre. Et c'est nettement moins bien que l'an dernier.

On vient d'une croissance de 2.3% en 2017, donc c'est une franche décélération. On voit que 3 facteurs freinants se sont succédé : le premier c’est l'augmentation des impôts au premier trimestre avec la CSG notamment, le second c'était l’augmentation du prix de l'essence avec la hausse des cours du pétrole et puis le 3e c’est la crise sociale de fin d'année. Au total, cette décélération semble signer la fin dune reprise ou plutôt d'une "reprisette".

Comparé à la croissance de l'Allemagne, on a une évolution tout a fait parallèle. Quant à l'Espagne, elle fait beacoup mieux que nous, avec 2.5%. Il est vrai quelle avait connu une dépression beaucoup plus profonde que nous donc elle rebondit davantage. En Italie en revanche c'est la panade. Elle sort ses chiffres demain et il est tout à fait possible quelle soit en récession les deux derniers trimestres 2018.

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Peu d'espoir pour 2019

En 2019, on imagine mal que ça va accélérer. Quand on regarde ce qu'il se passe, la production de logements ça ralentit, le pouvoir d'achat devrait être en hausse selon l’Insee, mais avec le prélèvement a la source, personne ne peut anticiper les effets que ça aura sur une consommation déjà déprimée. Au total, tout ça se produit dans un contexte international qui n'est pas bon : Christine Lagarde l'a dit à Davos : "On est dans un ralentissement mondial".

La vraie anomalie c’est que l'Europe n’a pas réussi a avoir de franche reprise, notamment la zone euro. Enfin concernant le chômage : 40.000 demandeurs d'emploi en mois l’an dernier, mais on a du mal à imaginer que le résultat de l'année prochaine soit sensiblement meilleur. On devrait être sur une tendance stable, légèrement négative avec une croissance intermédiaire qui, si ça va bien, nous permettra de réduire le chômage de quelques dizaines de milliers de personnes. 

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