2 min de lecture Paris

VIDÉO - Urgences : vague d'arrêts maladie des personnels paramédicaux à l'hôpital Saint-Antoine

Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 juin, le service d'urgences de l’hôpital Saint-Antoine a fait face à une vague de 15 arrêts maladie des personnels paramédicaux pour épuisement professionnel.

RTL Soir On Refait le monde - Sotto RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
>
Urgences : vague d'arrêts maladie des personnels paramédicaux à l'hôpital Saint-Antoine Crédit Image : AFP / MEHDI FEDOUACH | Crédit Média : Le 19.45 de M6 | Date :
La page de l'émission
Morad Djabari
et Sarah Ugolini

Arrêts maladie en série à Saint-Antoine. Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 juin, le service d'urgences de l'hôpital Saint-Antoine a fait face à une vague d'arrêts maladie des personnels paramédicaux pour cause d'épuisement professionnel.

15 paramédicaux sur 19 n'ont pas pu prendre leur poste selon un communiqué de presse du collectif Inter-Urgences. En effet, 15 infirmiers et aides soignants prévus au planning se sont déclarés en arrêt maladie avant leur prise de service d'accueil des urgences du soir pour cause d'épuisement professionnel. Une partie du personnel de jour a donc dû rester pour prendre en charge les patients. 

La direction a ainsi demandé au personnel de travailler 18 heures d'affilée. Une demande faite "sans se soucier de la fatigue et de l'épuisement des agents qui, par plus de 12 heures de travail, ne se sont pas en capacité d'effectuer leur travail avec le degré de concentration qu'exige la prise en charge d'êtres humains" selon le collectif Inter-Urgences. 

Une "fatigue chronique" du personnel soignant

Pour Candice Lafarge, infirmière, "la situation sur le terrain est catastrophique". Ce samedi 8 juin au soir, "9 infirmiers sur 10 et 7 aides-soignants sur 8" se sont déclarés en arrêt maladie à cause d'une "fatigue chronique qu'on porte sur nos épaules". Pour l'infirmière "faire travailler un personnel soignant 18 heures durant sans repos, c'est favoriser la fatigue chronique du paramédical sur place".  Ne constatant "aucune évolution depuis leur mouvement de grève", l'infirmière en appelle au micro RTL à Agnès Buzyn pour agir. Candice Lafarge assure recevoir un "grand mépris" du ministère de la Santé au sujet de leurs revendications. 

À lire aussi
Les catacombes de Paris faits divers
Une adolescente blessée après avoir chuté dans les catacombes de Paris

Dans l’hypothèse où cette situation se reproduirait dans la nuit du 9 au 10 juin 2019, la direction de l’hôpital a assuré de son côté dans un communiqué que l'établissement se mettrait en situation de pouvoir assurer la continuité du fonctionnement des urgences, en pouvant mobiliser, si nécessaire des agents des équipes de suppléance, en ouvrant la possibilité à des heures supplémentaires sur la base du volontariat, ou en faisant appel à l’intérim.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Paris Urgences Maladie
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants