2 min de lecture Coronavirus

Quelles sont les particularités du vaccin Johnson&Johnson, bientôt autorisé dans l’UE ?

Le vaccin Johnson&Johnson, développé par sa filiale Janssen, a été autorisé samedi 27 février aux États-Unis et devrait l'être dans l'UE dans les jours qui viennent.

Le vaccin Johnson & Johnson pourrait être distribué dans l'UE dès la fin du mois de mars.
Le vaccin Johnson & Johnson pourrait être distribué dans l'UE dès la fin du mois de mars. Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP
Gaétan Trillat

La FDA, agence américaine du médicament, a approuvé en urgence l’utilisation du vaccin anti-Covid Johnson&Johnson pour les patients âgés de plus de 18 ans, samedi 27 février, et l’Union européenne s’attend à ce que l’Agence européenne du médicament fasse de même début mars, pour une distribution possible à partir de la fin du mois. Il s’agirait du quatrième vaccin distribué dans l’UE, après ceux développés par Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca.  

Les premières doses du vaccin de Johnson&Johnson, développé par sa filiale Janssen, devraient "arriver fin mars-début avril puisqu'il y a un délai pour la production des doses" a dit dimanche la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher. "C'est une très bonne nouvelle parce que ce vaccin nécessite une seule injection” et non deux. Les 200 millions de doses censées être distribuées en Europe d’ici juin - dont 30 millions pour la France - correspondent donc en théorie à autant de personnes vaccinées.

“En revanche, il est possible qu'il nécessite des rappels, nous ne le savons pas encore", a-t-elle prévenu. Car avec une seule dose, les études ne permettent pas de savoir si le vaccin confère une immunité au-delà de trois mois, indique Le Figaro.

Un "cousin" de l’AstraZeneca

Ce vaccin est de la même famille que celui développé par AstraZeneca et l'université d’Oxford et se conserve d'ailleurs à la même température, entre 2 et 8 degrés. C’est un vaccin dit “à adénovirus”, contrairement à ceux de Pfizer et Moderna, qui fonctionnent avec la technologie novatrice de l’ARn messager.

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Le vaccin utilise comme support un virus peu virulent de la même famille que ceux qui causent le rhume chez l’homme. Il a été transformé pour y insérer une partie de la séquence génétique du SARS-CoV-2, responsable de la Covid-19. Cela entraîne le système immunitaire à reconnaître ce virus et notamment la protéine Spike qui lui permet de pénétrer dans nos cellules.

Une efficacité encourageante

Selon les essais cliniques, le vaccin est efficace à 66%, un peu moins que celui d’AstraZeneca (70%) et nettement moins que le Spoutnik V (91%), le Moderna (94%) et le Pfizer (95%). En revanche, il permettrait de prémunir à 85% contre les formes graves de la Covid-19, un chiffre qui varie d’un pays à l’autre selon Le Parisien. C’est un peu moins en Afrique du Sud (81,7%) par exemple, où le variant dit sud-africain représente l’essentiel des contaminations, mais cela reste un très bon résultat.

Par ailleurs, la vaccination n'entraîne que de faibles effets secondaires, selon les premiers essais : tout au plus des maux de tête, de la fatigue et des douleurs musculaires, soit des réactions corporelles normales après un vaccin. 

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