1 min de lecture Maladie

Qu'est-ce qu'un choc toxique ?

ÉCLAIRAGE - Maëlle, 17 ans, est décédée le 9 janvier dernier des suites d'un choc toxique. Une maladie notamment causée par l'usage de tampons pendant les règles.

Les tampons, en bloquant le flux menstruel, peuvent favoriser le syndrome du choc toxique
Les tampons, en bloquant le flux menstruel, peuvent favoriser le syndrome du choc toxique
Sophie Jousselin
Sophie Joussellin
et Marie Zafimehy

Les médecins ont mis en garde après le décès la semaine dernière en Belgique d'une jeune femme de 17 ans. Maëlle a été foudroyée en moins de 48 heures. En cause : un simple tampon hygiénique.

Elle a succombé à ce qu'on appelle un choc toxique, une maladie extrêmement rare mais qui peut être fatale d'autant qu'elle est difficile à diagnostiquer comme l'explique Gérard Lina, professeur en bactériologie à l'université de Lyon. "Il n'y a aucun signe gynécologique, ça va être plutôt au début un syndrome grippal, ou des nausées, des vomissements, des malaises... Et puis la patiente va s'altérer et un des signes qui est très très évocateur, c'est la survenue de rougeurs", explique-t-il à RTL.

Le syndrome du choc toxique est causé par la prolifération de certaines bactéries porteuses de toxine au niveau du vagin. Pendant les règles, ces bactéries pathogènes peuvent pénétrer le sang si elles sont empêchées d'être expulsées, et devenir nuisibles. 

Sur les tampons il est indiqué huit heures, mais nous on préconise plutôt quatre à six heures

Gérard Lina, professeur bactériologiste
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En 2016, c'est la mannequin Lauren Wesser qui a mis en lumière cette maladie en partageant son histoire dans une interview au magazine Vice. Elle expliquait comment, victime d'un choc toxique, elle avait du se faire amputer la jambe. Plus tard, elle a décidé d'attaquer l'entreprise Kotex Natural Balance et le magasin dans lequel sont vendus les tampons à l'origine de sa maladie.

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Depuis, les professionnels de santé alertent régulièrement sur l'utilisation des protections hygiéniques. C'est le cas de Gérard Lina. "Il y a des préventions qui relèvent du bon sens, il faut se laver les mains avant ou après l'utilisation de tampons ou de coupes menstruelles", explique-t-il. Il faut aussi en avoir une des utilisations "courtes". "Sur les tampons il est indiqué huit heures, mais nous on préconise plutôt quatre à six heures maximum et de ce fait-là ne pas les utiliser la nuit."

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