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Pourquoi le Samu est opposé à l'instauration du 112 comme numéro unique d'urgence

L'Assemblée a voté l'expérimentation d'un "numéro unique d'appel d'urgence" qui serait le 112 en lieu et place du 17, du 18 et du 15.

Une ambulance du SAMU de Paris (photo d'ilustration).
Une ambulance du SAMU de Paris (photo d'ilustration).
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Gaétan Trillat
Journaliste

"Une réponse à la fois moins efficace voire dangereuse et plus coûteuse pour le contribuable" : voilà ce que pensent le président du Samu-Urgences de France, François Braun, ainsi que 250 autres signataires d'une tribune dans le Journal du Dimanche. Il réagissent à la volonté de mettre en place un numéro unique d'appel pour tous les types d'urgences, qu'elles soient médicales ou non.

"Le premier à décrocher un appel santé doit être un professionnel de santé", explique François Braun. Mettre "un intermédiaire entre le Samu et les patients" entraînera "perte de temps" et "perturbation du message" car "c'est souvent les premiers mots qui sont importants", ajoute-t-il. 

Les députés ont voté en commission le 12 mai dernier l'expérimentation d'un "numéro unique d'appel d'urgence", le 112, en lieu et place du 17 (pour la police), du 18 (pour les pompiers) et du 15 (pour le Samu).

Un non-professionnel "réagira dans l'excès"

Dans la tribune publiée ce dimanche 23 mai dans le JDD, les signataires rappellent que "seul un médecin est capable de définir avec l'appelant la gravité de la situation médicale". Outre François Braun, Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Bruno Riou, directeur médical de crise de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, et Rémi Salomon, président de la commission médicale des Hôpitaux de Paris, ont notamment signé cette tribune.

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"Dégrader le principe de régulation, c'est déstabiliser toute l'organisation des soins", assure François Braun. "Si ce n'est pas un professionnel qui décroche, il va réagir par excès". "Sans cette régulation, un appel égale un envoi d'ambulance, un transport vers l'hôpital". "En mars de l'année dernière, les Samu ont reçu en l'espace de 48 heures 80.000 appels de plus par jour. Mais nous n'avons pas envoyé ces 80.000 personnes à l'hôpital ! On a donné des conseils, on a fait du suivi... On a fait ce que l'on sait faire : de la régulation médicale".

"Il y a d'un côté la problématique de secours et de sécurité, qui est une problématique du ministère de l'Intérieur. Et de l'autre côté, une problématique de santé qui doit aller à la santé, ça ne se discute pas", conclut le directeur médical du Samu 57 (Moselle).

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