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Michel Cymes rassure les parents des enfants accros aux jeux vidéo

Tout n’est pas négatif avec les jeux vidéo, qui peuvent être bénéfiques sur le plan cérébral. À condition de fixer des limites et de repérer les abus.

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Michel Cymes rassure les parents des enfants accros aux jeux vidéo Crédit Image : Glenn Carstens-Peters / Unsplash | Crédit Média : RTL | Date :
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Michel Cymes Journaliste

À tous les parents qui s’affolent de voir leurs enfants se gaver de jeux vidéo. Pour commencer, je voudrais les rassurer en leur disant que tout n’est pas négatif avec les jeux vidéo. De nombreuses études ont montré qu’ils pouvaient être bénéfiques sur le plan cérébral. 

La stratégie, la capacité à réagir rapidement, une certaine forme d’agilité, la motricité, la coordination entre les mains et les yeux, la prise de décision ou encore la propension à lire et ordonner les événements tels que l’écran les rapporte. Dans tous ces domaines, les jeux vidéo sont formateurs. Le risque, c’est l’addiction.

Je me mets à la place des parents qui vont faire un tour alors que leur enfant est en train de jouer, reviennent à la maison 4 heures plus tard et trouvent le même enfant au même endroit dans la même posture. Le sketch, je le connais par cœur. "Quoi ? Tu as passé ton après-midi à jouer devant un écran ? Mais pas du tout, je me suis interrompu pour faire mes devoirs et je viens juste de recommencer !"

Parfois, c’est vrai mais souvent, c’est faux. 

Comment faire pour repérer l’addiction ?

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On peut parler d’addiction quand le comportement devient problématique. Je vous donne quelques indices. Votre enfant se met en colère quand vous lui demandez d’arrêter. Il ne vous calcule plus quand vous lui dites que c’est l’heure de se mettre à table. Votre enfant semble avoir fait une croix sur ses autres activités, sportives ou culturelles, au profit du jeu vidéo. Votre enfant voit de moins en moins ses copains et semble de plus en plus solitaire. Ses résultats scolaires se dégradent.

Il est toujours difficile d’avoir des certitudes mais vous avez là quelques signes probants et ils doivent vous alerter, d’autant que l’addiction peut être le paravent d’un mal-être plus profond qui reste à identifier.

In fine, ça peut se terminer chez un thérapeute mais c’est loin d’être inéluctable. D’une part parce que les cas pathologiques restent rares. D’autre part parce qu’il y a une étape intermédiaire qui donne souvent des résultats. 

Et cette étape, c’est celle du dialogue. Sauf qu’il n’est pas toujours facile de dialoguer avec un ado. Je confirme ! Alors, pour éviter la communication apocalyptique, on peut commencer par s’intéresser aux émotions de l’ado. L’inciter à les exprimer.

Échanger avec son enfant et poser les questions

Quel plaisir éprouve-t-il quand il joue ? Quelle place le jeu a dans sa vie selon lui ? Vous pouvez même aller jusqu’à lui demander de vous initier à sa passion. En allant sur son terrain, vous aurez moins de mal à l’amener ensuite sur votre terrain, celui des jeux de société et des questions qui peuvent fâcher.

Ces questions portent sur le temps qu’il passe à jouer devant un écran. Ce temps doit être préalablement fixé avec des limites à respecter. Elles portent aussi sur les conséquences pour la santé et la qualité du sommeil d’une trop grande consommation d’écrans. 

On peut aussi débattre de la nature des jeux (certains sont réputés moins addictifs que d’autres) et du mode de jeu. Jouer en solo ou jouer en ligne, ce n’est pas la même chose parce que le jeu en ligne, quoi qu’on dise, donne lieu à des échanges et des interactions avec ce que les ados appellent "les team mates", autrement dit les "coéquipiers", pour nous les vieux.

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