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Michel Cymes : pourquoi Franklin Delano Roosevelt est une figure du handicap

L'ancien président des États-Unis a mené sa carrière politique tout en étant affaibli par une maladie chronique. Explications de Patrice Romedenne lors de l'émission hebdomadaire de Michel Cymes.

Churchill, Roosevelt et Staline à Yalta, le 11 février 1945
Churchill, Roosevelt et Staline à Yalta, le 11 février 1945
Crédit : AFP
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Michel Cymes

Le 3 février 1945, à la veille de la fameuse conférence de Yalta, l’avion de Franklin Delano Roosevelt se pose sur le sol de Crimée. Le Président américain apparait et descend de la passerelle dans les bras d’un de ses gardes du corps qui le dépose avec délicatesse dans une voiture. 

Et c’est cet homme de 63 ans, au visage de parchemin, fatigué, infirme, qui ira, en compagnie d’un Churchill bel et bien valide lui, affronter un Staline en position de force - les troupes soviétiques ne sont alors qu’à une centaine de kilomètres de Berlin) pour décider de l’avenir du monde. Deux mois plus tard, Roosevelt s’éteint. Epilogue d’une vie marquée par le combat, politique et personnel.

Épilogue d’une vie qui avait basculé près d’un quart de siècle plus tôt, au début des années 20. À l’est du Canada, dans l’une de ces baies qui morcellent les côtes du Nouveau-Brunswick, surnage un bout de terre au nom qui chante : l’île de Campobello. Mais pour Franklin Roosevelt, c’est l’île du malheur. Il y passe ses vacances en 1921 lorsqu’il contracte une maladie dont il ne guérira jamais.

Poliomyélite ou Guillain-Barré ?

Sur nombre de livres d’histoire, il est question de Poliomyélite. C’est en tout cas le diagnostic établi à l’époque. Diagnostic remis en cause récemment par des chercheurs qui pensent que Roosevelt souffrait plutôt du syndrome de Guillain-Barré. Polio ou Guillain-Barré, dans un cas comme dans l’autre, le système nerveux est affecté et ça peut conduire à une paralysie temporaire ou irréversible.

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Franklin Delano Roosevelt, lui, sera contraint de vivre dans un fauteuil roulant. Certes, il s’en lèvera en de nombreuses occasions, notamment en public, histoire de donner le change. Dans ces situations, il s’appuie sur une canne. Ou quelqu’un le soutient. On sait aussi qu’il était équipé d’attelles orthopédiques.

Mais on n’imaginera jamais assez le courage que traduit, dans ces conditions, son ascension politique. Elle le mena au sommet du pouvoir pour quatre mandats, un cas unique dans l’histoire américaine.

Il y a eu la seconde guerre mondiale et, auparavant, la crise économique de 1929, une crise qui lui a inspiré un discours combattif qui a payé politiquement et, par ailleurs, traduit le tempérament de l’homme. 

Des initiatives pour le handicap

Son charisme était teinté d’optimisme. Parce que son combat, il aurait pu se contenter de le mener au sein de la sphère privée. Or il n’en a rien été.

Dès 1927, Roosevelt crée un centre d’hydrothérapie basé à Warm Springs, une petite ville qui jouit de sources d’eau chaude et qui, de nos jours, accueille encore des personnes auxquelles le handicap impose une rééducation. C’est la fierté de l’état de Georgie. 

Le jour de son investiture, en 1932, Roosevelt reçoit des enfants paralytiques. Et plus tard, il sera à l’origine de la création d’une fondation pour leur venir en aide. C’est là tout le panache d’un homme qui se battait pour lui et pour les autres, d’un homme dont la maladie n’a pas altéré l’altruisme.

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