2 min de lecture Enceinte

Les infos de 12h30 - Coronavirus : les femmes enceintes risquent plus de développer une forme grave

C'est surtout au 3e trimestre de la grossesse que le risque est le plus important. Les gynécologues demandent désormais à ce qu'elles soient dans la liste des prioritaires à la vaccination.

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RTL Midi du 30 mars 2021 Crédit Média : RTL | Date :
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Générique 5
Agathe Landais
édité par Venantia Petillault

Le pic de la deuxième vague de l'épidémie à l'automne est maintenant dépassé. Hier, lundi 29 mars, on comptait 4.974 malades de la Covid-19 en réanimation d'après les chiffres de Santé Publique France. 

Et ils sont de plus en plus jeunes. L'âge médian est tombé à 63 ans depuis le début de l'année, et les médecins voient arriver aussi sous l'effet des variants, de nouveaux malades, comme en témoigne le professeur Da Silva de l'Hôpital De La Fontaine en Seine-Saint-Denis. On sait désormais grâce à plusieurs études, menées en Angleterre et aux États-Unis, que les femmes enceintes sont plus à risque de développer une forme grave : elles ont 3 fois plus de risques d'aller en réanimation et d'avoir besoin d'un respirateur artificiel, que les femmes du même âge qui ne sont pas enceintes. 

C'est surtout au 3e trimestre de la grossesse que le risque est le plus important. Selon ces études, ce sur-risque est lié aux changements physiologiques amenés par la grossesse : le coeur bat un peu plus vite, les capacités pulmonaires sont diminuées car l'utérus appuie sur le diaphragme. On sait aussi que le coronavirus peut provoquer plus de naissances prématurées. Soit naturelles, parce que la fièvre peut par exemple déclencher des accouchements, soit la naissance est provoquée par les médecins. Par exemple si la mère se trouve en détresse respiratoire.

En janvier, la vaccination était déconseillée par la Haute autorité de Santé à cause du manque de données des études cliniques qui ne comportaient pas de femmes enceintes. La recommandation a changé aujourd'hui : la HAS dit que la vaccination est envisageable, surtout pour les femmes de plus de 35 ans, ou présentant une comorbidité. Il faut que le gouvernement les intègre clairement comme prioritaires à la vaccination, c'est ce que réclament aujourd'hui les représentants de gynécologues.

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