2 min de lecture Coronavirus

Hydroxychloroquine : trois auteurs de l'étude du Lancet se rétractent

L’étude concluait que l'hydroxychloroquine pouvait être néfaste aux malades de la Covid-19.

Une boîte de Plaquénil, mécidament à base d'hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine
Une boîte de Plaquénil, mécidament à base d'hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine Crédit : Damien Meyer / AFP
Chloé
Chloé Richard-Le Bris et AFP

Trois des quatre auteurs de l'étude controversée publiée dans le journal médical The Lancet sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine contre la Covid-19 ont demandé la rétractation de l'article, a annoncé la revue ce jeudi 4 juin.

"Nous ne pouvons plus nous porter garant de la véracité des sources des données primaires", écrivent les trois auteurs au journal. Ils mettent en cause le refus de la société ayant collecté les données, dirigée par le quatrième auteur, de donner accès à la base de données.

Publiée le 22 mai dans The Lancet, l'étude concluait que l'hydroxychloroquine n’était pas bénéfique aux malades du Covid-19 hospitalisés et pouvait même être néfaste. Cette étude avait eu un retentissement mondial et des répercussions spectaculaires, poussant notamment l'Organisation mondiale de la santé à suspendre les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine contre la Covid-19.

La méthodologie de recherche mise en cause

Mais après de nombreuses critiques mettant en cause la méthodologie de l'étude, y compris de la part de scientifiques sceptiques sur l'intérêt de l'hydroxychloroquine dans le traitement de la Covid-19, l'OMS a annoncé mercredi 3 juin la reprise des essais cliniques avec cette molécule.

À lire aussi
Des personnes masqués à l'aéroport de Seattle, le 8 mars 2020 (illustration) coronavirus
Coronavirus : quels contrôles pour les Français dans quels pays ?

Les critiques mettaient notamment en cause les données sur lesquelles se fondaient l'étude (96.000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux) récoltées par la société américaine Surgisphere, dirigée par le quatrième auteur Sapan Desai. "Nous avons lancé une analyse indépendante de Surgisphere avec l'accord de Sapan Desai pour évaluer l'origine des éléments de la base de données, confirmer qu'elle était complète et répliquer les analyses présentées dans l'article", écrivent les trois autres auteurs dans le texte publié par The Lancet.

Mais Surgisphere a refusé de transférer la base de données en raison des accords de confidentialité avec ses clients, les hôpitaux à l'origine des données. Ainsi, les experts missionnés "n'ont pas pu conduire une revue indépendante et nous ont informés de leur retrait du processus d'évaluation par les pairs", ajoutent-ils.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Coronavirus Épidémie Médicaments
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants