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Déconfinement et masques : "Il faut prioriser les soignants", demandent les infirmiers

INVITÉ RTL - Patrick Chamboredon, président du Conseil de l'ordre des infirmiers demande à ce que les soignants ne soient pas oublier au moment où le grand public doit être doté en masques.

Thomas Sotto L'invité de RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Déconfinement et masques : "Il faut prioriser les soignants", demandent les infirmiers Crédit Image : PHILIPPE HUGUEN / AFP | Crédit Média : Stéphane Carpentier | Durée : | Date : La page de l'émission
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Stéphane Carpentier édité par Ryad Ouslimani

Les soignants ne sont pas contents et ils l’ont fait savoir dans un texte cinglant. En cause, le nombre de masques qui seront vendus en supermarchés à partir de lundi 4 mai. "Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution", peut-on lire dans la tribune signée des Ordres des professions de santé.

Invité sur RTL, Patrick Chamboredon président du Conseil de l'ordre national des infirmiers fait le point sur les raisons de la colère. "On a certes besoin du déconfinement, on entend des volumes entiers de masques arriver, mais surtout il faut continuer à prioriser les soignants", insiste-t-il.
 
Il révèle ainsi que sur l’ensemble des infirmiers interrogés par l’ordre, "70% ont signalé des problèmes d’approvisionnement en équipement de protection individuelle". "Il faut continuer cet effort là vers les soignants", insiste-t-il.
 
"Il ne faut pas oublier la mobilisation de ces soignants. On a eu des morts dans nos professions", rappelle-t-il. "Il faut certes déconfiner, mais il faut que les soignants disposent de l’ensemble des équipements nécessaires à une prise en charge de qualité", demande Patrick Chamboredon, qui précise que cela sert aussi à protéger les patients et les familles lors des soins à domicile.
 
"Le cri d’alarme c’est : n’oublions pas les soignants", insiste-t-il. Si la tribune semble viser la grande distribution qui pourra vendre des masques, Patrick Chamboredon préfère tempérer le propos. "Je ne vise personne", assure-t-il. Il estime que 18 masques par semaine par infirmier oblige à être tendu, il demande un peu plus de marge.

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