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Coronavirus : vacciner les ados est "un impératif arithmétique", dit le Pr Fischer

"On sait que les ados participent autant que les adultes à la circulation du virus, donc il faut y aller", a plaidé le "Monsieur vaccin" du gouvernement.

Vaccination anti-Covid : les mineurs plus obligés d'être accompagnés par un adulte (illustration).
Vaccination anti-Covid : les mineurs plus obligés d'être accompagnés par un adulte (illustration).
Crédit : OLIVER BERG / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Marie Gingault
Marie Gingault
Journaliste

À partir de mardi, les adolescents de plus de 12 ans pourront se faire vacciner contre le coronavirus. Pour le Professeur Alain Fischer, le "Monsieur vaccin" du gouvernement, il s'agit d'un "impératif arithmétique" pour se rapprocher de l'immunité collective. 

"L'idée de vacciner les ados à la place des adultes réticents est éthiquement inacceptable", mais "l'ouverture mardi aux ados se justifie" car "c'est un impératif arithmétique : pour parvenir à l'immunité de groupe, il faut vacciner 90% des 12 à 100 ans ; si bien qu'elle restera hors d'atteinte même en vaccinant la quasi-totalité des adultes", a-t-il déclaré dans un entretien accordé au Journal du Dimanche.

Le 2 juin, le gouvernement a annoncé l'ouverture de la vaccination aux 12-18 ans à partir du 15 juin. Au-delà de l'impératif "arithmétique", le Pr Fischer évoque également un "bénéfice individuel au sens social et psychologique" pour les ados car "ils paient un trop lourd tribut à la pandémie" avec des décrochages scolaires et des impacts psychologiques très lourds pour ceux privés de collège ou de lycée.

Il y a une immunité de groupe à l'horizon

Pr Alain Fischer

"La vaccination va réduire le risque de fermeture d'établissements à la rentrée, on sait que les ados participent autant que les adultes à la circulation du virus, donc il faut y aller", plaide Alain Fischer. 

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Samedi, Jean Castex a annoncé que la barre symbolique des 30 millions de Français ayant reçu une première dose avait été franchie : un "beau symbole", selon le Pr Fischer, qui trouve toutefois "plus parlant de raisonner à partir du nombre de Français protégés".

"Faisons une addition toute simple : si on ajoute les personnes complètement vaccinées, celles qui ont reçu une dose depuis au moins quinze jours et donc sont déjà partiellement immunisées, celles qui ont une immunité naturelle après avoir eu le Covid, on arrive à environ 32 millions", calcule le "Monsieur vaccin du gouvernement". "Donc près de la moitié de la population est protégée. Il y a une immunité de groupe à l'horizon", souligne-t-il encore.

Toutefois, le Professeur Fischer prévient : "C'est comme un marathon dont on aurait déjà couru les deux tiers. Et dont on sait que le dernier sera le plus difficile".

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