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Vaccination des 12-18 ans : le Comité d'éthique "regrette" la précipitation

Dès la semaine prochaine, les 12-18 ans pourront recevoir le vaccin Pfizer contre la Covid-19. Une décision que le Comité d'éthique ne partage pas. Il évoque son regret, arguant que la vaccination des jeunes apporte peu de bénéfices individuels.

Une personne reçoit un vaccin.
Une personne reçoit un vaccin.
Crédit : OLIVER BERG / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Vaccination des 12-18 ans : le Comité d'éthique "regrette" la précipitation
01:30
Sophie Aurenche
Chroniqueur

Faire vacciner vos adolescents, ce sera possible dès la semaine prochaine, c'est le président de la République lui-même qui avait souhaité accélérer ce calendrier. Pour l'instant, un seul vaccin est autorisé : le Pfizer.

Le ministère de la Santé, soucieux sans doute d'obtenir l'aval - le quitus - des experts, avait demandé au Comité d'éthique de rendre en urgence son avis. Les conclusions viennent tout juste d'être rendues publiques et ce que l'on peut dire, c'est que les membres de ce comité sont très mesurés sur cette vaccination des plus jeunes. 

Le comité "regrette", même, une telle précipitation : "Le débat n'a pas encore été posé, il n'y a pas assez de recul sur la sécurité de ces vaccins, même si des millions d'enfants ont déjà reçu une injection aux États-Unis, les familles n'ont pas été assez informées", juge-t-il. 

Le consentement des adolescents respecté ?

Autre limite, pour le Comité d'éthique, le vaccin apporte finalement "peu de bénéfices individuels", puisque les enfants et les adolescents en bonne santé ont très peu de risques de contracter une forme grave ; c'est moins vrai pour les 16-18 ans. En revanche, il leur permettra sans doute de retrouver une vie normale.

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Mais "pourquoi leur demander de se faire vacciner, alors que dans le même temps, certains adultes refusent ?", "Est-il éthique de faire porter aux mineurs la responsabilité d'atteindre cette fameuse immunité collective ?", "Leur consentement, obligatoire selon le Code de la santé publique, sera-t-il vraiment libre ?", écrivent les sages. Il y a un risque, selon le Comité d'éthique, qu'on les oblige implicitement à se faire vacciner, avec un risque également de stigmatisation pour ceux qui ne reçoivent pas d'injection.

Autant d'arguments pour attendre la rentrée scolaire avant de vacciner les 12-18 ans, plutôt que de commencer dès la semaine prochaine.

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