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Coronavirus : un rapport désigne les TGV comme de possibles clusters

VU DANS LA PRESSE - Un rapport de l’Inspection du travail adressé à la direction de la SNCF, après des relevés de CO2, a été consulté par "Mediapart". Les trains seraient de potentiels lieux de contamination au Covid-19.

Un TGV (illustration)
Un TGV (illustration)
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Charline Vergne

Selon un rapport rédigé par l’Inspection du travail, chargée de déterminer la qualité de l’air dans un TGV par le biais de capteurs de CO2, la qualité de l'air serait insuffisante.

Une enquête menée par Mediapart a en effet permit de conclure à un manque de filtration dans les TGV, ce qui n'entraverait donc pas correctement la circulation du coronavirus. Si la société ferroviaire espère accompagner de nombreux voyageurs lors de leurs congés d'été, les informations laissent entendre que les longs trajets et le retrait du masque au moment de manger ou de boire, pourraient devenir problématiques. 

Le rapport, adressé le 21 mai à la direction de la SNCF [et à consulter en intégralité sur le site de nos confrères] nous apprend que les capteurs de CO2 ont permis de déterminer le niveau de ventilation rapporté au nombre de personnes dans un TGV, autrement dit la qualité de l’air et le risque de transmission du virus par voie d’aérosol. 

Un taux cinq fois plus élevé que le seuil recommandé

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) estime que dans les espaces clos recevant du public, il est recommandé de ne pas dépasser les 800 parties par million (ppm), au regard du risque de contamination imputé à l’air ambiant. Or, les relevés effectués par les agents en charge du contrôle du respect du droit du travail, le 12 mai dernier, dans un TGV qui reliait Lyon à Montpellier, sont très préoccupants, relève Mediapart. D'ailleurs, un pic de plus de 4.000 ppm a été enregistré lorsque le train s'est rempli de voyageurs, au niveau de la gare de Valence. Ce qui signifie un taux cinq fois plus élevé que le seuil recommandé.

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Lors d'un voyage, la moyenne serait de 1.380 ppm, tandis que des "valeurs supérieures à 800 ppm sur la totalité du trajet, pour les deux points de mesure" ont mis en évidence "un renouvellement d’air insuffisant", ont constaté les agents de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités du Rhône, dans ledit rapport.

Des recommandations pour l'heure ignorées par la SNCF

Dans son rapport, l’Inspection du travail évoque quelques mesures de précaution qui ont été adressées à la direction de la SNCF. L'adoption de celles-ci pourrait contribuer à la baisse du risque de transmission du coronavirus. Des mesures qui auraient déjà dû, pour partie, être mises en place, mais qui n'ont pas été constatées le jour de l'inspection.

Parmi ces recommandations, on retrouve l'instauration d’une jauge, celle d’un système de renouvellement et de filtration efficace de l’air, mais aussi le respect de la distanciation physique entre chaque personne. Pour l'heure, souligne Mediapart, aucune modification de la part de la société ferroviaire n'a été annoncée.

La SNCF affirme respecter les règles

De son côté, la SNCF assure appliquer "avec la plus grande rigueur toutes les consignes et règles des autorités sanitaires, en matière de ventilation ou de filtration de l’air à bord des trains, comme elle fait respecter l’obligation de port du masque". 

"Les matériels TGV sont conçus pour maintenir un niveau de CO2 compris entre 1.000 et 1.500 ppm, précise la SNCF. Les recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique d’un seuil de taux de CO2 de 800 ppm ne concernent pas le transport ferroviaire mais ne visent que les seuls Établissements Recevant du Public (ERP) non ventilés (...) La performance de filtrage de l’air dans les trains équivaut à la performance d’un masque chirurgical."

La société de transport rappelle que "les gares et les trains ont fait partie des premiers lieux où le masque a été rendu obligatoire, depuis le premier déconfinement le 11 mai 2020". "Le port du masque est respecté par les voyageurs à plus de 95%, ce qui a fait ses preuves", est-il ajouté.

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