2 min de lecture Olivier Véran

Coronavirus : "situation inquiétante" en Moselle, Olivier Véran sur place vendredi

Plusieurs centaines de cas des variants sud-africains et brésiliens ont été détectés dans ce département en moins d'une semaine.

Le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'un point presse, le 15 octobre 2020 à Paris.
Le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'un point presse, le 15 octobre 2020 à Paris. Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
Florine Boukhelifa et AFP

Il est attendu dans le département vendredi 12 février. Le ministre de la Santé Olivier Véran a alerté jeudi soir sur la "situation inquiétante" en Moselle, où un nombre important de cas de variants sud-africain et brésilien du coronavirus ont été détectés, pouvant justifier des mesures de contrôle supplémentaires. "Nous avons identifié en Moselle plus de 300 cas de mutations évocatrices de variants sud-africains et brésiliens ces quatre derniers jours, et (...) il y avait déjà 200 cas supplémentaires identifiés les jours précédents", a-t-il indiqué au cours d'une conférence de presse.

L'objectif de sa visite : "évaluer la situation, échanger avec l'ensemble des élus du territoire, les acteurs de santé, le préfet, les responsables de l'Agence Régionale de Santé et mener une concertation afin d'anticiper les réponses qu'il nous faudra trouver collectivement". Interrogé sur BFMTV, le maire de Metz François Grosdidier s'est prononcé en faveur d'un reconfinement local. Comme on lui demandait s'il y avait urgence à reconfiner la Moselle, l'ancien sénateur a répondu : "Je pense que oui, hélas."

"Si ça se confirme avec ces centaines de cas et en plus avec ces variants africains, brésiliens sur lesquels le vaccin est manifestement inopérant, oui il faut prendre ces mesures", a-t-il insisté. "Même sur un plan économique, social et moral, il vaut mieux des mesures fortes mais courtes que des mesures qui se prolongent dans le temps mais sont sans effets", a estimé François Grosdidier.

Des variants moins sensibles aux vaccins

Pour Olivier Véran, "il nous faut être prêts à agir évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie". Ces variants brésilien et sud-africain sont particulièrement surveillés car, outre le fait qu'ils semblent être plus contagieux, comme celui qui a émergé au Royaume-Uni, ils pourraient également être "moins sensibles à certains vaccins disponibles" et "échapper aux anticorps fabriqués" par les personnes guéries du coronavirus, a souligné Olivier Véran.

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Les cas en Moselle ne peuvent pas tous être reliés à des foyers de contagion groupés, des clusters, à des voyages à l'étranger ou à des contacts avec des personnes ayant voyagé, a précisé le ministre. Cela pourrait indiquer un début de diffusion non maîtrisée de ces variants dans la population. Les autres départements français sont beaucoup moins touchés par ces deux variants, avec entre zéro et "près de 40 cas" en Dordogne, et une proportion "de l'ordre de 4% à 5%" de l'ensemble des cas positifs à l'échelle du pays.

Il s'agit de cas suspectés d'être des variants après analyse par test PCR de criblage, une méthode plus poussée que les PCR classiques, qui doit ensuite être confirmée par un séquençage génétique. Dans le même temps, le variant britannique, suspecté de représenter 15% du total des cas positifs il y a encore une semaine, est probablement "responsable de 20% à 25% des infections" aujourd'hui, a estimé Olivier Véran.

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