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Coronavirus : Sanofi et GSK proposeront un vaccin "à moins de 10 euros"

Le président du laboratoire pharmaceutique Sanofi, Olivier Bogillot, a annoncé que le vaccin développé par ses équipes et GSK, sera à "moins de 10 euros" la dose. Un faible coût lié au "partage des risques avec les États".

Le laboratoire Sanofi (illustration)
Le laboratoire Sanofi (illustration) Crédit : FRANCK FIFE / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

S’il n’est pas encore "tout à fait défini", le vaccin développé par les laboratoires Sanofi et GSK contre la maladie du coronavirus coûtera "moins de dix euros", a déclaré Olivier Bogillot, président de Sanofi France, samedi 5 septembre, sur France Inter.
 
Le président du laboratoire pharmaceutique a fait savoir que son équipe "est en train de mesurer l'ensemble des coûts de production". "On sera à moins de dix euros" la dose, a-t-il indiqué. Il a salué le "partage des risques avec les États" qui permet d’obtenir des prix "les plus faibles possible".
 
Olivier Bogillot est revenu sur l’annonce du laboratoire concurrent anglo-suédois AstraZeneca selon laquelle le prix s'élèverait autour de 2,50 euros. Pour justifier cet écart de tarif, il a expliqué que Sanofi utilise toutes ses ressources "en interne", ses "propres chercheurs et ses propres usines" pour développer et produire le vaccin. En revanche, son concurrent AstraZeneca "a beaucoup sous-traité" sa production.

300 millions de doses pour les Européens

Par ailleurs, il a assuré que les Français et les Européens recevront le vaccin de Sanofi "au même moment que les patients américains". "On a signé au cours de l'été avec les Américains, la même semaine avec les Européens et avec les Britanniques", a-t-il précisé. En résumé, les États-Unis bénéficieront d’environ 100 millions de doses, les Européens 300 millions et la Grande-Bretagne 60 millions. Pour la partie européenne, le vaccin sera conçu en France, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne);
 
Le responsable s’est par ailleurs réjoui de l'association de son groupe avec le britannique GSK pour cette opération."Ce n'est pas commun de s'associer à un concurrent, mais c'est plutôt sain dans cette guerre contre le Covid-19", a-t-il déclaré. Il a promis des conditions tarifaires "tout à fait exceptionnelles" et des "millions de doses" pour les pays en développement via la structure Sepi. 

Un regroupement pour diminuer la dépendance à la production asiatique

Au sujet du regroupement éventuel de six sites européens spécialisés dans les principes actifs pharmaceutiques, Olivier Bogillot a confirmé le projet du groupe "d'introduire en Bourse" la nouvelle entité "dans les mois qui viennent". Objectif : diminuer la dépendance croissante des laboratoires mondiaux vis-à-vis de la production asiatique

Le président du laboratoire Sanofi a par ailleurs expliqué que "l'idée, c'est de faire au niveau européen un champion des principes actifs". Ce projet doit réunir les sites de Brindisi (Italie), Francfort Chimie (Allemagne), Haverhill (Royaume-Uni), St-Aubin-les-Elbeuf et Vertolaye (France) et Újpest (Hongrie).

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