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Coronavirus : Michel Cymes explique pourquoi la recherche d'un vaccin prend du temps

Tout le monde a bien compris que la course au vaccin avait commencé mais tout le monde a du mal à comprendre qu’il faille du temps pour le découvrir.

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Coronavirus : Michel Cymes explique pourquoi la recherche d'un vaccin prend du temps Crédit Image : Schneyder Mendoza / AFP | Crédit Média : Michel Cymes | Durée : | Date : La page de l'émission
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Michel Cymes édité par Léa Stassinet

Combien de temps faut-il, en général, entre la découverte d’un virus et la mise au point d’un vaccin ? Tout dépend du virus et de sa capacité à déjouer l’intuition et l’inventivité des chercheurs. Avec le sida, on est bien placés pour savoir que ça peut prendre des décennies. 

D'ailleurs, on attend toujours… Il paraît acquis que ce sera beaucoup plus rapide avec le coronavirus, d’autant que les procédures ont été exceptionnellement accélérées. On peut raisonnablement imaginer que nous aurons un vaccin en 2021 voire avant, pourquoi pas à la fin de l’année, même si chacun doit admettre que l’urgence ne doit pas conduire à brûler les étapes.

Pourquoi les choses prennent-elles tant de temps ? La première difficulté, c’est que personne n’a jamais mis au point un vaccin efficace contre un coronavirus humain. Donc les chercheurs partent d’une page blanche.

Le risque d'une sur-réaction du système immunitaire

La seconde difficulté est liée à une particularité observée dans les cas graves de Covid. Il peut en effet y avoir sur-réaction du système immunitaire. Et ça peut être mortel… Tout le problème consiste donc à trouver une manière d'activer le système immunitaire sans pour autant qu’il s’emballe et devienne incontrôlable.

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Ce n’est pas la première fois que la recherche est confrontée à ce genre de problème. Dans les années 60, lorsqu'il fut question de trouver un vaccin contre la dengue ou contre la rougeole, les chercheurs avaient déjà remarqué que, dans certaines conditions, les anticorps peuvent aggraver la maladie. Alors que leur rôle est précisément de faire le contraire…

Un virus mutant

D'autres paramètres ralentissent la progression des chercheurs car il y a la capacité du virus à muter. Le coronavirus est ce qu’on appelle un virus ARN et, précisément, ce genre de virus est en perpétuelle évolution. C’est la raison pour laquelle l’Institut Pasteur, qui participe activement à cette course au vaccin avec pas moins de 3 projets en cours, travaille sur un vaccin universel contre tous les coronavirus.

Autre problème lié au contexte temporel : nous sommes en pleine épidémie. Autant, par temps calme, il est facile de recruter des cobayes pour les essais, autant les choses se compliquent quand on est au cœur de la tourmente. Avoir la certitude que les personnes choisies ne sont pas ou ne vont pas être infectées relève de la gageure.

Je ne suis pas Madame Soleil mais j’aimerais pouvoir donner raison à cette professeure de l’université d’Oxford qui, dans le Times, promettait récemment quelque chose pour cet automne. "Si tout se passe bien", disait-elle. Puisse-t-elle avoir raison… Ça nous permettrait d’aborder la vague hivernale de Covid. Parce que si le virus disparaît dans les semaines qui viennent, on peut aussi parier sur son retour. Même si l’on est sûr de rien.

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