4 min de lecture Confinement

Coronavirus : malgré des cas de guérison, la situation reste critique à Crépy-en-Valois

REPORTAGE - La commune, toujours sous cloche et où la vie a changé, espère bientôt voir le bout du tunnel.

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Coronavirus : à Crépy-en-Valois, l'espoir revient Crédit Image : Nicolas Brunens/RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Micro RTL (illustration)
Nicolas Burnens édité par Chloé Richard-Le Bris

Ce vendredi 20 mars, RTL retourne à Crépy-en-Valois dans l’Oise. La commune de 15.000 habitants reste le premier foyer en France du Covid-19. En février dernier, un enseignant de 60 ans, était décédé, faisant de lui la première victime française de l’épidémie.

La commune est toujours sous cloche, mais l’espoir revient. Face à la maladie et aux dizaines d’habitants contaminés, il y a aujourd’hui l’espoir, celui de la guérison. À 86 ans, Georges revient de loin. Il est l’un des premiers Français à avoir contracté le Covid-19. Confiné, encore affaibli, il profite de son coin de verdure, derrière sa maison. 

Une nuit de février, le retraité est pris d’une forte fièvre. Il s’écroule au pied de son lit, obligé de ramper pour appeler le Samu. Il est transporté à l’hôpital, testé positif et mis rapidement sous assistance respiratoire. De retour chez lui, cet ancien chef d’entreprise ignore toujours comment il a attrapé le virus. L’octogénaire espère bientôt revoir ses enfants et ses petits-enfants. 

Les premiers à être confinés

Mais à Crépy-en-Valois, la situation reste très critique. Les malades, invisibles, ont déserté les cabinets médicaux. La plupart des consultations, se font à distance, par Internet. Mais les six praticiens libéraux restent en première ligne face à une épidémie qui empire. Le docteur Philippe Pinilo, a lui-même vécu confiné, après la mort de l’un de ses patients. Il a depuis changé sa façon de travailler. 

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Trois semaines après le début de l’épidémie, les masques et les lunettes de protection manquent toujours, les blouses, obligées d’être lavées, faute d’en avoir à usage unique… Les habitants de Crépy-en-Valois ont été les premiers à subir les mesures de confinement, bien avant le reste des Français. Les bars, les restaurants, les établissement scolaires restent fermés. Sur la grille du portail d’entrée du collège, les bouquets de fleurs, déposés pour l’enseignant décédé, ont fané. Les habitants vivent chacun dans leur pavillon, les enfants s’aventurent, parfois dans le jardin. Thierry vit calfeutré chez lui : "C’est un peu chacun chez soi (…) si on veut vite se sortir du problème".

Un magasin désert à Crépy-en-Valois.
Un magasin désert à Crépy-en-Valois. Crédit : Nicolas Brunens/RTL

Dans les supermarchés, les allées sont désertes, les longues files ont disparu. Au centre-ville, seules la boulangerie et la papeterie tenue par Martine, restent ouvertes. "Les matins, ça bouge encore un petit peu", raconte-t-elle.

À Crépy-en-Valois, les derniers commerçants s’accordent à dire que la question n’est pas de savoir combien de temps ils resteront ouverts mais plutôt quand fermeront-ils définitivement.

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