1. Accueil
  2. Actu
  3. Bien-être
  4. Coronavirus : les scientifiques connaissent mieux le virus, que sait-on ?
2 min de lecture

Coronavirus : les scientifiques connaissent mieux le virus, que sait-on ?

ÉCLAIRAGE - Depuis mars, les connaissances sur le fonctionnement de la Covid-19 ont progressé et il y a aussi des avancées du côté des traitements.

Une équipe soignante pendant l'épidémie de coronavirus, dans à l'hôpital de Levallois-Perret (Île-de-France), le 9 avril 2020
Une équipe soignante pendant l'épidémie de coronavirus, dans à l'hôpital de Levallois-Perret (Île-de-France), le 9 avril 2020
Crédit : LUCAS BARIOULET / AFP
Coronavirus : les scientifiques connaissent mieux le virus, que sait-on ?
02:48
Virginie Garin - édité par Maeliss Innocenti

20.468 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés mardi en France. L'épidémie de la Covid-19 continue de progresser de façon alarmante. Que savons-nous ou pas sur ce virus ? Les scientifiques le connaissent un peu mieux et notamment sa façon de nous attaquer.

C'est un virus entouré d'une enveloppe, d'une "couronne" de protéines d'où "corona"virus. Cette enveloppe est détruite très facilement avec du savon, mais si le virus arrive avec sa couronne dans notre organisme, ses protéines, appelées "spikes", vont aller chercher dans notre corps d'autres protéines que nous fabriquons, se coller à elles. Il va ainsi pénétrer nos cellules et les forcer à le répliquer. Ces protéines nous en avons dans les poumons, mais aussi dans le cœur, les intestins, le cerveau... Le virus peut s'attaquer à de nombreux organes.

Mais le corps dans la majorité des cas se défend en produisant des molécules, des interférons, qui produisent des anticorps. Dans 80% des cas, le virus est vaincu. Et puis dans 20% des cas, au bout de 8 à 10 jours ça dégénère. Le système immunitaire s'emballe et se met à produire des molécules inflammatoires : les cytokines, on appelle ça l'orage cytokinique. Ça entraîne une pneumonie parfois mortelle.

Y a-t-il une immunité ?

Pourquoi dans certaines familles, il y a des malades et d'autres personnes qui ne l'attrapent pas ? Grand mystère. Les chercheurs parlent d'immunité acquise peut-être en ayant eu un rhume qui nous ferait produire les mêmes anticorps. Il y a les facteurs de risque : âge, sexe, surpoids, diabète, qui expliquent au contraire les cas graves ; et puis des prédispositions génétiques, 15% des cas graves seraient dus à une mutation génétique chez le malade.

À lire aussi

Certains disent : "Il faut le laisser circuler, il finira par disparaître." À quel prix ? En France, les chercheurs estiment qu'il ferait plus de 200.000 morts. Sans compter les décès de personnes atteintes par d'autres maladies qui n'auront pas pu se faire soigner dans des hôpitaux submergés.

ll y a des quartiers à Manaus au Brésil ou au Cap en Afrique du sud, où déjà 50% de la population a été infectée, le virus continue de progresser et de tuer. Pour atteindre l'immunité collective, il faudrait sans doute qu'au moins 2/3 des gens soient contaminés, ce qui serait meurtrier. Donc il faut gagner du temps avec toutes les mesures prises, couvre-feu, confinement, masques, en attendant un traitement ou un vaccin.

Deux vaccins disponibles dès fin novembre ?

Du côté des traitements, est-ce qu'on avance ? Oui, la mortalité a été réduite de 50% depuis mars. Grâce à l'oxygénothérapie, de petits tuyaux dans les narines, qui a réduit le nombre de personne intubées. Et grâce aux corticoïdes, la mortalité a baissé de 35% en salle de réanimation. Et puis on a eu les chiffres des hôpitaux de Paris mardi soir : un médicament, qui s'appelle le tocilizumab, permet de réduire le nombre d'entrées en réanimation et la mortalité. Quant aux vaccins, 9 sont en dernière phase de tests, les Américains espèrent en commercialiser deux fin novembre.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/