2 min de lecture Coronavirus

Covid-19 : selon une étude, le risque d'être contaminé dans un avion est très faible

D'après une étude menée par l'armée américaine, si tous les passagers portent un masque, le risque d'attraper le coronavirus lors d'un vol est très faible.

Un avion (illustration)
Un avion (illustration) Crédit : Cole Burston / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Marie Gingault
Marie Gingault et AFP

Selon une étude publiée par l'armée américaine jeudi 15 octobre, le risque d'attraper la Covid-19 lors d'un vol en avion est très faible, à condition que tous les passagers portent un masque. 


Pour en arriver à cette conclusion, une étude a été réalisée à bord de long-courriers Boeing 767 et 777. Des chercheurs du commandement des transports de l'armée américaine (US Transcom) et de l'Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa) ont alors mesuré le volume d'aérosols contagieux, transmis aux autres passagers par un mannequin simulant une personne infectée et respirant normalement. Pour se faire, les chercheurs se sont aidés de traceurs fluorescents et de capteurs. 

L'étude a révélé que les passagers les plus exposés étaient naturellement ceux assis les plus proches du mannequin "infecté", c'est-à-dire soit directement devant ou derrière lui. Toutefois, selon les quelque 300 tests effectués, 99,7% des particules infectées avaient été éliminées en 5 minutes avant d'atteindre les passagers les plus proches, grâce au système de ventilation sophistiqué que possèdent les appareils testés. 

Cette étude a été menée au sol et en vol, pendant huit jours consécutifs au mois d'août, en coopération avec la compagnie United Airlines. 

Des tests "encourageants"

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Selon ces mêmes chiffres, si l'on étend la propagation aux 40 sièges les plus proches de la personne contaminée, la réduction des aérosols atteint alors 99,99%. Au vu de ces résultats, les responsables du transport militaire ont donc conclu que, même à pleine capacité, le niveau de transmission du virus était nul pendant 12 heures de vol. 

Néanmoins, ces tests ont étudié uniquement l'hypothèse dans laquelle un seul passager serait contaminé par le coronavirus et où tous les passagers porteraient un masque en permanence. À noter que les chercheurs ne se sont pas penchés sur le risque de transmission du virus par un passager infecté se déplaçant dans la cabine.

Toutefois, ces tests "sont encourageants", selon le capitaine de frégate Joe Popel qui est le responsable de l'étude pour le Transcom. "Aussi bien pour le 777 que pour le 767, les calculs montrent qu'il faudrait 54 heures de vol d'affilée pour inhaler une charge virale suffisante pour tomber malade", précise l'étude. 

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