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Coronavirus : la théorie d'une fuite d'un laboratoire chinois jugée peu crédible par l'OMS

Le chef des experts de l'OMS a écarté jeudi la thèse selon laquelle l'origine du coronavirus serait une fuite d'un laboratoire chinois.

Les experts de l'OMS arrivant à l'institut de virologie de Wuhan, en Chine, le 3 février 2021
Les experts de l'OMS arrivant à l'institut de virologie de Wuhan, en Chine, le 3 février 2021
Crédit : HECTOR RETAMAL / AFP
William Vuillez
William Vuillez
Journaliste

Peter Ben Embarek fait partie de la dizaine de chercheurs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui enquêtent à Wuhan sur l'origine de la pandémie et l'apparition de la Covid-19. Dans un entretien avec l'AFP ce jeudi, l'expert a semblé écarter la thèse de la fuite de laboratoire. Donald Trump avait notamment accusé l'Institut de virologie de Wuhan d'avoir laissé s'échapper le virus d'un de ses laboratoires, accidentellement ou non.

"Si nous commençons à suivre et à chasser les fantômes ici et là, nous n'irons jamais nulle part", a estimé Peter Ben Embarek. La visite de l'Institut a été "une étape importante pour comprendre d'où viennent ces histoires", selon ce spécialiste de la sécurité alimentaire. Il affirme avoir eu avec ses interlocuteurs chinois des "discussions très franches", utiles "pour comprendre" leur position sur "un certain nombre d'affirmations vues et lues dans les médias".

Toutes ces conjectures feraient d'"excellents scénarios pour des films et des séries", estime le chef des experts de l'OMS, qui doit achever sa mission à Wuhan la semaine prochaine. "On n'aura pas de réponses complètes sur l'origine du virus, mais ce sera un bon premier pas", dit-il.

L'Institut de virologie de Wuhan plusieurs fois pointé du doigt

L'Institut de virologie de Wuhan dispose depuis 2012 d'un laboratoire de haute sécurité P3 (pour "pathogène de classe 3") qui étudie de nombreux virus, notamment les coronavirus. L'établissement possède également un P4 (pour les pathogènes encore plus dangereux). Un laboratoire à la sécurité davantage encore renforcée, qui peut héberger des souches comme Ebola, et que l'OMS a pu visiter.

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Avant de rendre son tablier de chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo avait de nouveau pointé du doigt à la mi-janvier l'Institut. Aucune preuve ne vient cependant jusqu'ici accréditer cette hypothèse.

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