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Coronavirus : comment l'épidémie a détruit la santé mentale des plus jeunes

En raison de l'épidémie de coronavirus et des trois confinements, il y a eu une hausse de 40% des consultations aux urgences pédiatriques pour des motifs psychologiques.

Coronavirus : les tentatives de suicides augmentent chez les jeunes (illustration)
Coronavirus : les tentatives de suicides augmentent chez les jeunes (illustration)
Crédit : Maud Dupuy / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Coronavirus : comment l'épidémie a détruit la santé mentale des plus jeunes
01:37
Odile Pouget

Après trois confinements en un an, l'heure d'un premier bilan sur la santé de nos enfants : d'après une étude présentée au congrès de la société française de pédiatrie, c'est surtout la santé mentale des 7-12 ans et des adolescents qui a pris un coup. Hausse de 40% des consultations aux urgences pédiatriques pour des motifs psychologiques.

Difficultés pour s'endormir, perte d'appétit, angoisse de la séparation, même les plus petits ont été impactés. Des troubles insidieux que les psychiatres ont repérés seulement au début de l'automne, comme en témoigne Olivier Revol, psychiatre aux hospices civils de Lyon : "Parce que ça a duré dans le temps, parce que c'était plus quelque chose qui était limité sur trois mois mais que ça n'allait jamais s'arrêter. C'était traumatogène surtout pour les plus petits par le fait qu'ils se rendent compte que leurs parents n'étaient pas invincibles et que leurs parents n'étaient pas capables de les protéger comme ils avaient que des parents pouvaient les protéger", explique le spécialiste. 

+ 40% de gestes suicidaires chez les moins de 15 ans

Toutefois, ce sont les 17-20 ans qui ont le plus souffert : un âge où on expérimente la liberté, l'autonomie, l'opposition aux parents, la mise en place de projets. Aujourd'hui, c'est tout l'inverse qui leur est proposé, comme le constate le psychiatre dans ses consultations : "La pandémie nous oblige à la restriction, à être dépendant des adultes, dépendant des médecins, à nous isoler, à obéir non pas à nos parents, mais à la loi aussi, parce que sinon on est en faute. Ce n'est pas des projets, mais l'incertitude, et le temps n'est pas accéléré là, mais suspendu". 

Agressivité, dépression, troubles alimentaires, anorexie, particulièrement chez les jeunes filles, et surtout gestes suicidaires en augmentation. Avec un pic observé au mois de mars : + 40% chez les moins de 15 ans par rapport à l'an dernier. 

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