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La violence des jeunes serait "pire si les écoles avaient été fermées", dit Blanquer

Jean-Michel Blanquer estime que la "violence que l'on voit" actuellement entre adolescents serait "pire si les écoles avaient été fermées".

Jean-Michel Blanquer en conférence de presse, le 12 novembre 2020.
Jean-Michel Blanquer en conférence de presse, le 12 novembre 2020.
Crédit : Ludovic MARIN / AFP / POOL
William Vuillez & AFP

Jean-Michel Blanquer défend une nouvelle fois la non fermeture des écoles. Le ministre de l'Éducation nationale estime que la "violence que l'on voit" actuellement entre adolescents serait "pire si les écoles avaient été fermées" dans le cadre d'un confinement. Il annonce par ailleurs que les infrastructures sportives ouvriront de nouveau pour les mineurs "dès que les conditions sanitaires" le permettront.

Dans un entretien publié samedi soir par Le Parisien sur internet, le ministre est également revenu sur les violentes bagarres entre jeunes en région parisienne du début de l'année 2021. "Ce qui s'est passé est très grave", affirme Blanquer, interrogé sur les violences entre bandes rivales qui ont augmenté de près de 25% entre 2019 et 2020, selon le ministère de l'Intérieur. "Cette violence que l'on voit chez les plus jeunes serait d'ailleurs pire si les écoles avaient été fermées. On sait que le confinement crée des difficultés", dit-il.

"C'est pour cela que les mineurs sont prioritaires dans nos approches : ouverture des écoles, collèges et lycées bien sûr. Nous rouvrirons en premier pour les mineurs les infrastructures sportives dès que les conditions sanitaires le permettront", ajoute-t-il, plaidant pour généraliser des programmes qui mettent "autour de la table ceux qui interviennent dans la vie d'un enfant : parents, école, police, justice, associations, et communes".

Des actions pour combattre ces violences

Sur le plan répressif, le ministre indique mener avec son collègue de l'Intérieur Gérald Darmanin et le Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti "une action conjointe pour combattre le phénomène aux abords des établissements". "Cela se traduira par des actions résolues pour mettre fin à la violence et aux trafics autour des collèges et lycées. Nous avons déjà commencé à intensifier la lutte contre les stupéfiants", dit-il.

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