Attentats à Paris : retrouvez le discours de François Hollande et les derniers éléments de l'enquête au surlendemain des attaques

La France continue sa riposte militaire en Syrie. François Hollande a annoncé qu'il présenterait une réforme constitutionnelle pour lutter contre la menace terroriste devant le parlement réuni en Congrès à Versailles.

François Hollande à Versailles
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
François Hollande à Versailles

"La France est en guerre" a martelé François Hollande devant le Parlement réuni en Congrès lundi 16 novembre. Devant les membres du Sénat et de l'Assemblée nationale, le président de la République a annoncé qu'il allait soumettre une réforme constitutionnelle aux parlementaires pour adapter la République française à la menace terroriste. Après son discours à Versailles, le président de la République se rendra mercredi au rassemblement des Maires de France en hommage aux attentats.

Alors que l'AP-HP a levé le "Plan Blanc", qui avait mobilisé l'ensemble des cliniques et des hôpitaux parisiens, 26 personnes parmi les 129 décédées n'ont toujours pas étés identifiées.

Les attaques ont été revendiquées par l'État islamique et perpétrées par des kamikazes préparés à mourir. Quelques heures après les attentats, François Hollande qui a été exfiltré du Stade de France, a pris la parole pour annoncer que l'état d'urgence serait décrété sur tout le territoire. Le gouvernement a mis en place une série de numéros de téléphone afin de recueillir des témoignages et d'informer les familles des victimes, un numéro vert d'information a aussi été mis en place : le 0800.40.60.05. La riposte militaire de la France n'aura pas tardé. Le ministère de la Défense a annoncé que la France avait effectué "un bombardement massif sur le fief de l'État islamique à Raqqa", en Syrie.

>> Retrouvez les événements de la nuit du 13 au 14 novembre de 21h17, heure de la première explosion près du Stade de France à 9h du matin samedi 14 novembre.

>> Retrouvez les événements, analyses et réactions au lendemain des attaques de Paris

>> Retrouvez les derniers éléments de l'enquête, les témoignages et les hommages deux jours après les attentats perpétrés à Paris


>> Retrouvez les hommages, le point sur l'enquête et les déclarations des représentants politiques

Le déroulement en direct des événements

06h - Nouveau raid aérien français en Syrie. La France a procédé dans la nuit à de nouveaux bombardements sur le fief de l'État islamique à Raqqa, en Syrie, rapporte l'AFP. Il s'agit de la deuxième opération militaire française depuis les attentats survenus à Paris vendredi. Dimanche, 10 chasseurs avaient largué 20 bombes sur un centre d'entraînement et un poste de commandement de l'organisation terroriste.

05h30 - Les perquisitions se poursuivent. Selon nos informations, trois perquisitions ont eu lieu dans la nuit dans le quartier des Izards à Toulouse. Selon France 3 Champagne-Ardennes, des opérations policières ont également été menées en Champagne-Ardennes et notamment à Reims. Plus de 150 perquisitions ont eu lieu dans toute la France depuis dimanche soir, donnant lieu à une vingtaine d'interpellations. Une trentaine d'armes ont été saisies.

05h04 - François Hollande a annoncé vouloir réviser la Constitution. Pourquoi le président de la République a-t-il a prôné une révision de la Constitution lors d'un discours devant le Congrès exceptionnellement réuni à Versailles, lundi 16 novembre ? 

05H00 - Deux complices présumés d'un des terroristes inculpés en Belgique. Deux hommes, suspectés d'avoir aidé Salah Abdslam à quitter Paris après les attentats de vendredi, ont été inculpés lundi 16 novembre à Bruxelles pour terrorisme.

04h44 - Nicolas Sarkozy devrait s'opposer à la révision de la Constitution proposée par François Hollande. Le président du parti Les Républicains va s'exprimer dans la journée sur la volonté du chef de l'État de faire évoluer le texte fondamental pour étendre l'état d'urgence. Selon nos informations, l'ancien locataire de l'Élysée devrait adopter la même position que le chef de file du parti Christian Jacob. 

04h06 - Aux États-Unis, des gouverneurs refusent d’accueillir des réfugiés syriens. Depuis les attentats de Paris, et la possible infiltration d'un des terroristes au flot de réfugiés syriens, 24 gouverneurs républicains et une gouverneure démocrate ont annoncé qu'ils s'opposeraient à l'accueil de réfugiés syriens. 



01h05 - Le match de football amical prévu mardi soir à Bruxelles entre la Belgique et l'Espagne a été annulé, sur recommandation du centre de crise national, à la suite des attentats sanglants de Paris. Le Centre de crise, qui dépend du ministère belge de l'Intérieur, a recommandé l'annulation de la rencontre après que l'Organe de coordination pour  l'analyse de la menace (Ocam) a relevé lundi soir le niveau d'alerte terroriste  à un niveau 3, ou grave, pour l'ensemble du pays (menace possible et vraisemblable), selon un communiqué. 

00h05 - Trois perquisitions à Toulouse. Selon nos informations, trois perquisitions ont été menées à Toulouse, dans le quartier des Izards, moins de 24 heures après la vaste opération menée au Mirail. 

23h50 - Mélenchon voit dans le discours de Hollande "une sidérante contribution à l'imaginaire sécuritaire". Le porte-voix du Parti de gauche a dénoncé la "sidérante contribution à l'imaginaire sécuritaire" faite par le président, qui fait selon lui un pas vers la droite. 

23h35 - Brahim Abdeslam venait de louer un appartement à Bobigny. Un des kamikazes des attentats de Paris avait loué quelques jours avant les faits un appartement à Bobigny (Seine-Saint-Denis), perquisitionné dimanche soir par les policiers qui y ont retrouvé du matériel téléphonique, rapporte l'AFP.


22h20 -  Le gouvernement annonce une nouvelle série de mesures pour lutter contre la menace jihadiste en France. Après l'annonce par François de réviser la Constitution pour créer "un régime civil de crise", l'État souhaite prendre des mesures de précautions contre les Français revenu de Syrie et leur imposant "des conditions de surveillances draconiennes". Le gouvernement veut que ces Français, potentiellement impliqués dans "des filières jihadistes syro-irakiennes", soient de toute façon soumis au préalable à un "visa de retour" pour revenir sur le sol national, en soulignant que "créer ce dispositif et ces obligations suppose en partie une révision de la Constitution" et se réserve la possibilité de les assigner à résidence.

22h15 - Un rassemblement des maires de France se tiendra mercredi 18 novembre en présence du président François Hollande en lieu et place du Congrès des maires annulé juste après les attentats à Paris. Ce rassemblement, qui se déroulera au Palais des Congrès à Paris, sera clôturé par François Hollande. Il s'agit de "témoigner solennellement de l'engagement" des maires "pour les valeurs de la République qu'ils défendent au  quotidien", explique l'Association des maires de France (AMF).

22h05 - L'identification du troisième kamikaze impliqué dans l'attaque du Bataclan n'a toujours pas été élucidée par les enquêteurs. Une des pistes envisagée a été écartée lorsque les forces ont découvert que l'individu suspecté était en vie et n'avait aucun lien avec les attaques du 13 novembre.

21h15 - L'un des kamikazes français de Paris, Brahim Abdeslam, tenait un "coffee shop" à Molenbeek, une commune de Bruxelles selon les médias belges. Lors d'un contrôle effectué le 14 août, les forces de l'ordre ont constaté une forte odeur de stupéfiants. La police avait alors aussi constaté la présence de "nombreux cendriers, dont certains contenaient des joints partiellement consumés" et que "plusieurs clients se trouvaient en possession de stupéfiants", selon un procès-verbal. 

À la suite de ce rapport, les autorités communales ont ordonné le 2 novembre la "fermeture au public de l'établissement", pour une "durée de 5 mois  prenant cours le 5 novembre 2015 pour se terminer le 4 avril 2016". Brahim Abdeslam, 31 ans, s'est fait exploser devant un bar boulevard Voltaire, vendredi 13 novembre dans l'est parisien, blessant grièvement une personne. Son frère, Salah Abdeslam, est encore activement recherché et fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

19h42 - L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a levé à 17 heures le "plan blanc" de mobilisation maximale, déclenché vendredi soir après les attentats dans la capitale. La décision émane du directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch, après "confirmation de la bonne prise en charge des patients", explique un communiqué. Le plan blanc avait été déclenché vendredi 13 novembre à 22H30 dans les 39 établissements de l'AP-HP.

Le plan blanc est un dispositif de mobilisation maximale prévu pour les situations sanitaires d'urgence et de crise. Il permet aux établissements de santé publics et privés d'organiser immédiatement les moyens humains et matériels pour faire face à l'afflux de patients ou de victimes. Depuis vendredi soir, les 39 hôpitaux concernés ont pris en charge 433 personnes dans le cadre des attaques terroristes. Sur les 80 personnes admises en situation d'urgence absolue, 29 sont toujours en service de réanimation, d'après les informations du communiqué.

19h17 - Mardi, John Kerry rendra visite à François Hollande à l'Élysée à 9h40. Cette rencontre avec le secrétaire d'État américain intervient alors que le président de la République a annoncé lundi qu'il rencontrerait "dans les  prochains jours" ses homologues russe et américain Vladimir Poutine et Barack Obama "pour unir nos forces" contre le groupe Etat islamique en Syrie. 

Samedi, John Kerry avait exprimé son soutien à la France dans un français parfait, dû à de nombreux séjours passés dans l'Hexagone depuis sa jeunesse.



18h51 - Anne Hidalgo publie sur son compte Twitter une photographie de l'illumination de la Tour Eiffel en bleu-blanc-rouge.

16h35 - Le Congrès chante à l’unisson la Marseillaise après le discours du Président.

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Le Congrès entonne la Marseillaise à l'unisson de François Hollande Crédit Image : dailymotion Crédit Média : RTL.fr

16h17 - "Notre République n'est pas à la portée de méprisables tueurs", déclare François Hollande face au Congrès à Versailles.

16h15 - Le président des États-Unis, Barack Obama annonce un renforcement du partage de renseignements avec la France 


15h50 - Suivez le Congrès en direct vidéo sur RTL.fr et l’édition spéciale de "RTL Soir" présentée par Marc-Olivier Fogiel à 15h45 >

15h26 - Deux suspects inculpés par la justice belge pour "attentat terroriste" à Paris.

15h17 - Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré que selon lui, les terroristes des attaques de Paris "ont exploité les migrations de masse".

>>> Suivez notre live consacré à la réunion du Congrès à Versailles et le discours du président de la République sur RTL.fr.


15h07 - La Tour Eiffel sera illuminée en bleu-blanc-rouge lundi, mardi et mercredi en soirée, annonce la société d'exploitation du monument. La Tour sera illuminée entre 19h et 1h du matin.

15h00 - Daesh a probablement d'autres opérations semblables aux attaques de Paris en préparation, a estimé à Washington le directeur de la CIA John Brennan. "Je ne considère certainement pas" ces attaques comme "un événement isolé", a-t-il dit devant un cercle de réflexion à Washington. 

14h53 - Le président de la région Île-de-France, le socialiste Jean-Paul Huchon, a annoncé le "renforcement en cours de la sécurité" des lycées, centres de formations des apprentis (CFA), bases de loisirs, ainsi que dans les transports en commun.

14h37 - Marine Le Pen demande "l'arrêt immédiat de tout accueil de migrants" en France et de "leur dispersion" en France, car "un des kamikazes du Stade de France était arrivé en Grèce le 3 octobre parmi la masse des migrants", a  fait savoir la présidente du FN dans un communiqué.

14h06 - Le maire de Molenbeek annonce la fin de l'opération policière. Selon le parquet, aucune arrestation n'aurait été faite lors de l'opération.

13h57 - Ségolène Royal a publié une photo de son ministère lors de la minute de silence, en soutien aux familles des victimes des attentats de Paris.

13h54 - "Risque, mobilisation, appel à l'union sacré". Tels sont les trois thèmes, selon Olivier Mazerolle, qui résument la longue intervention de Manuel Valls sur RTL lundi 16 novembre, après les attentats qui ont meurtri Paris et la France entière. Le Premier ministre est resté une heure dans les studios pour répondre à la fois aux questions de l'éditorialiste RTL et aux auditeurs de la radio. "Il faut s'habituer à vivre avec cette menace terroriste", a notamment martelé le chef du gouvernement, tout en rappelant que "plus que jamais, l'union sacrée" est indispensable puisque la France "est en guerre".

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Attentats à Paris : "Risque, mobilisation, appel à l'union sacré résument l'intervention de Manuel Valls" Crédit Image : Cécile de Sèze / RTL.fr Crédit Média : Cécile de Sèze / RTL.fr

13h45 - Près de 5 millions de personnes ont utilisé le bouton d'urgence activé spécialement par Facebook depuis vendredi soir après les attentats de Paris pour permettre à ses membres se trouvant en région parisienne de rassurer leurs proches, a indiqué le réseau social dimanche.

13h34 - "Chers Amis, aucun mot ne suffit à exprimer l'ampleur de notre chagrin". C'est par ces mots que débute le premier message du Bataclan sur Twitter, trois jours après le carnage qui a eu lieu dans la salle de concert. Selon un dernier bilan, 89 personnes y sont décédées.

13h31 - Comme Facebook, la marque à la pomme a revêtu les couleurs du drapeau français sur son site.

13h12 - Une importante opération de police en cours dans la commune bruxelloise de Molenbeek vise à interpeller Salah Abdeslam, un suspect clé recherché dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, a annoncé lundi le parquet fédéral de Belgique à l'AFP. "C'est correct", a répondu un porte-parole du parquet à la question de savoir si l'opération visait à retrouver Salah Abdeslam. Il n'était toutefois pas en mesure de dire si le suspect, visé par un mandat d'arrêt international et présenté comme "dangereux", se trouvait effectivement dans la résidence encerclée par les forces de l'ordre à Molenbeek

12h52 - La coalition antijihadistes conduite par les États-Unis a détruit 116 camions-citerne utilisés par le groupe État islamique dans l'est de la Syrie, a affirmé lundi le Pentagone. Ces camions ont été détruits dimanche près de Boukamal, une localité tenue par l'EI à la frontière avec l'Irak, selon le communiqué. 

12h23 - "Fuck these assholes". La répétition de ces occurrences peu flatteuses, de la bouche du comédien britannique John Oliver dans son émission Last Week Tonight sur HBO, a suscité à la fois émotion et hilarité auprès de son public. L'occasion pour le présentateur de rendre hommage, à sa façon, aux victimes des attentats perpétrés vendredi soir à Paris

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John Oliver Paris Attacks

12h21 - Selon des médias belges, le 8ème terroriste recherché aurait été arrêté ce lundi 16 novembre à Molenbeek, à Bruxelles, en Belgique après une intervention des forces spéciales. Surnommé l'ennemi public numéro un, Salah Abdeslam, a joué un rôle déterminant dans les attentats de Paris qui ont eu lieu vendredi. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international et d'un appel à témoins diffusé par la police nationale.

12h15 - Le Congrès de Versailles débutera à 16 heures.

11h45 - La Turquie a mis en garde à deux reprises en un an la France au sujet d'un des militants jihadistes qui s'est fait exploser vendredi soir lors des attentats de Paris, mais assure n'avoir reçu aucune réponse, a assuré à l'AFP un responsable gouvernemental turc. La police turque "a informé la police française deux fois, en décembre 2014 et juin 2015" au sujet d'Omar Ismaïl Mostefaï, un des assaillants de la salle de concert parisienne du Bataclan, a précisé ce responsable sous couvert de l'anonymat. 


11h39 - En cas de petite blessure ou d'urgence médicale, certains hôpitaux sont à éviter. Ils accueillent déjà les personnes blessées dans les attentats du 13 novembre.

11h34 - Le kamikaze du Stade de France, à proximité duquel un passeport syrien a été retrouvé, a transité par la Grèce, la Macédoine et la Serbie, entre autres, avant de rejoindre la France.

11h27- La police belge a lancé une nouvelle opération massive lundi matin dans la commune bruxelloise de Molenbeek, d'où sont originaires plusieurs suspects des attentats de Paris. Interrogé par l'AFP, le parquet fédéral belge s'est refusé au moindre commentaire. Plusieurs perquisitions et arrestations ont déjà été effectées depuis samedi dans ce quartier populaire à forte population immigrée. La justice belge a prolongé la garde à vue de sept suspects interpellés samedi jusqu'à lundi soir, a précisé le parquet. 

11h08 - Bernard Cazeneuve explique, lors d'une conférence de presse, que la menace terroriste "reste élevée" et qu'elle n'est "pas nouvelle". Le ministre de l'Intérieur annonce que "104 assignations à résidence" ont été prononcées ces dernières 24 heures, ainsi que "168 perquisitions administratives". 23 interpellations ont été faites et 31 armes saisies. Les perquisitions administratives se sont déroulées dans "19 départements en France", comme Paris, Lille, Lyon, Toulouse et Marseille, poursuit Bernard Cazeneuve. Le ministre clôture son discours par : "Les terroristes ne détruiront pas la République, c'est la République qui les détruira".

10h51 - Quel est l'impact de l'état d'urgence sur nos libertés ? L'état d'urgence permet aux autorités "d'interdire la circulation des personnes" et d'instituer "des zones de protection ou de sécurité" où le séjour des personnes est réglementé, selon la loi de 1955, qui a instauré cette procédure exceptionnelle au début de la guerre d'Algérie. Plus spécifiquement en Île-de-France, un second décret permet notamment d'assigner à résidence toute personne "dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre public", d'ordonner la fermeture provisoire de salles de spectacle ou encore la confiscation de certaines catégories d'armes. Le décret permet aussi "la possibilité de procéder à des perquisitions administratives" en Île-de-France.

10h44 - Anne Hidalgo annonce que de "nouvelles troupes arriveront pour sécuriser l'ensemble des sites parisiens".

10h40 - Nadine Morano a réagi à l'interview du premier ministre Manuel Valls sur RTL ce lundi 16 novembre. Ses commentaires sur les réseaux sociaux, acerbes envers le gouvernement, ont suscité la colère des internautes. La députée européenne, toujours membre du parti Les Républicains, a trouvé "désespérant" le chef du gouvernement, qu'elle considère impuissant. Sa remarque a heurté certaines familles de victimes, qui lui ont rappelé que la France était en deuil.

10h22 - "Ce terroriste, moi je l’ai vu à temps et j’ai réussi à m’en aller avant tout le monde, il n’avait pas encore tiré. Dans ma course j’ai entendu son cri incantatoire, 'Allahou Akbar' et la salve de balles après. J’ai tourné à l’angle du bar et j’ai reçu une balle dans le bras qui m’a irradié de douleur. Paradoxalement ça m’a donné plus de vigueur pour échapper aux tirs et par la gentillesse d’un riverain qui m’a ouvert sa résidence, j’ai pu avoir un semblant de sécurité par la suite", témoigne Félix, rescapé de l'attaque du Carillon.

10h11 - Ce sont les règles budgétaires de Maastricht qui menacent de céder sous la pression des dépenses supplémentaires, et avec elle l'objectif de réduction du déficit, qui devient évidemment très secondaire lorsque la sécurité du pays est en jeu. Car il va falloir financer à la fois ce qu'on appelle les "opérations de sécurité intérieures" - comme Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier dernier -, les "opérations extérieures" - comme les interventions militaires en Syrie - et probablement le renforcement des moyens humains et techniques du Renseignement. Cela ne peut pas se faire dans le cadre du budget actuel. Le budget des armées a été déjà été corseté, à 32 milliards d'euros

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Attentats à Paris : l'état de guerre ne sera pas sans conséquences budgétaires Crédit Image : dailymotion Crédit Média : RTL

10h06 - Après "Je Suis Charlie", les Parisiens ont décidé de se faire entendre avec un slogan reprenant le même principe que celui né après les attentats de janvier : "Je suis en terrasse". Et si les autorités ont lancé de nombreux appels à rester chez soi, les personnes présentes dans la capitale n'hésitent pas à sortir et à se rassembler pour rendre hommage, devant le Bataclan ou place de la République notamment, aux 129 victimes des attentats perpétrés vendredi. 

Crédit : Capture d'écran / Twitter
"Je Suis En Terrasse", le nouveau slogan après les attentats à Paris

10h01 - Le parquet annonce l'identification de deux nouveaux kamikazes, dont un né en Syrie. Un des nouveaux terroristes identifiés avait déjà été mis en examen dans un dossier terroriste.

09h43 - Un "acte de guerre" au cœur de Paris, revendiqué par l'État islamique, a fait au moins 129 morts et des centaines de blessés le 13 novembre. Retour sur les événements d'une soirée cauchemardesque.

09h33 - Le Premier Ministre a dévoilé le nombre de personnes faisant actuellement l'objet d'une fiche S. Selon lui, il s'agit d'un outil indispensable aux services de police et de renseignement.

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Manuel Valls sur RTL : "Les fiches S sont absolument indispensables" Crédit Image : dailymotion Crédit Média : RTLnet

09h17 - "Parmi les principaux défis du XXIe siècle, il y a la lutte contre le terrorisme et le réchauffement climatique", dit Laurent Fabius.

09h12 - "La coalition internationale apporte du soutien à l'armée syrienne libre (...) Est-ce qu'il faut qu'il y ait des troupes étrangères au sol ? La réponse est négative (...) Ces troupes deviendraient des forces d'occupation et cela aboutirait à l'effet inverse de ce que l'on veut obtenir", dit Laurent Fabius.

09h09 - "À Vienne, nous nous sommes mis d'accord sur un plan pour la Syrie, sur l'objectif d'un cessez-le-feu et aller vers un changement de constitution et des élections, dit Laurent Fabius. Tout a été dominé par les attentats en France, ils sont tous venus vers moi pour me présenter leur condoléances et leur solidarité avec le président français (...) Il y a une concertation qui porte sur une forme d'attaques en Syrie. Il faut échanger des informations". 

08h39 - Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se trouve actuellement à Antalya, en Turquie où il est le représentant de la France au sommet mondial du G20. Trois jours après les attentats du 13 novembre qui ont fait au moins 129 morts à Paris et Saint-Denis, la Turquie assure avoir déjoué un attentat jihadiste "majeur" sur son territoire. Selon un responsable turque, des terroristes "préparaient une attaque à Istanbul, le même jour que celles de Paris". Laurent Fabius évoquera à partir de 9h10 ces dossiers dans l'édition spéciale de RTL avec Yves Calvi.

08h33 - "Il y a déjà eu beaucoup d'expulsions de prêcheurs de haine (...) Nous allons poursuivre. Aucun élément, aucune action ne sera mise de côté (...) Il faut poursuivre ceux qui prônent la haine", dit Manuel Valls. "On peut être chrétien, juif ou musulman dans ce pays mais en respectant les valeurs communes. il faut être fort entre nous, unis et combattre (...) le terrorisme parce que nous sommes un peuple fort, solidaire et debout. il faut être engagé jusqu'au bout, et nous le sommes".

08h28 - "Que signifie le deuil national ?", demande un auditeur. "Trois jours de deuil, les drapeaux en berne... (...) Les Français ont envie de se retrouver (...) Cette parole est nécessaire, si chacun reste chez soi, n'évoque pas ce qui s'est passé, c'est une société morte (...) La meilleure réponse est la vie, la démocratie entre les Français. C'est important et nous devons être à l'écoute (...) Il faut que les Français parlent, se parlent et nous parlent", dit Manuel Valls. 

08h24 - La COP21 est un "rendez-vous important. La France sera la capitale du monde. Paris est la capitale du monde. C'est pourquoi ce rendez-vous est maintenu".

08h16 - Catherine, une auditrice, demande à Manuel Valls : "Allez-vous sécuriser et protéger nos écoles ?". La réponse de Manuel Valls : "Il faut une mobilisation des forces de l'ordre (...) soutenue par nos militaires avec l'occupation du terrain (...) Il n'y a pas de risque zéro". Le premier ministre reconnaît "le choc" des personnes qui ont assisté aux attentats. 

Autre question de Pascal : "On est en état de guerre, pourquoi ne ferme-t-on pas nos frontières ?". "Le contrôle aux frontières a été activé, il l'avait d'ailleurs été dès vendredi matin pour la préparation de la COP21. Fermer les frontières, c'est empêcher les gens de passer (...) Les contrôles aux frontières ont été rétablis. Ils doivent être les plus efficaces possibles. Sur nos frontières, comme sur le territoire national, nous agissons", répond Manuel Valls. Le premier ministre a chiffré à "plus de 150" les perquisitions administratives qui ont été menées.

08h01 - Un auditeur de RTL interpelle Manuel Valls. Il a appris que certains de ses élèves faisaient l'objet d'une fiche. "L'émotion est immense, les Français ont peur et en même temps font face (...) Il faut de la vérité, mais cela va mettre du temps. il faut un engagement de la société. C'est vrai qu'il y a une partie des jeunes qui se sont radicalisés". Le premier ministre invite à "combattre à tous les niveaux (...) Chacun peut compter sur la détermination du président de la République, du gouvernement". Il rappelle que "plus que jamais, l'union sacrée" est "indispensable".

07h57 - Manuel Valls invite "chacun à la prudence et à la vigilance", après les mouvements de panique qui ont eu lieu hier dans la capitale. "Nous savons qu'il y a des opérations qui se préparaient et qui se préparent encore, pas seulement contre la France, mais contre d'autres pays européens", a dit Manuel Valls. "Attention à un certain nombre de rassemblements, nous l'avons vu hier devant le Bataclan à Paris, place de la République également, comment des mouvements de panique peuvent représenter un danger pour la population (...) Daech ne peut pas gagner cette guerre contre nous, mais cette organisation terroriste cherche à nous affaiblir, à nous diviser, à faire en sorte que les Français se retournent les uns contre les autres".

07h51 - "Nous allons agir pour détruire Daesh sans répit (...) Cet attentat a été organisé, pensé et planifié depuis la Syrie, dit Manuel Valls. Nous avons décidé d'engager nos Mirage et nos Rafale en Syrie". Il ajoute : "Cette jeunesse qui a été frappée doit rester debout (...) Cette génération va devoir vivre longtemps avec cette menace terroriste. Nous devons vivre, vivre pleinement mais avec la menace terroriste". Selon le premier ministre, des opérations se préparent "en France te dans d'autres pays européens".

07h46 - "La France est en deuil et nous devons aujourd'hui, demain et longtemps, penser aux victimes, à leur proches et à leur famille qui vivent des moment effrayants (...) On s'est attaqué à la France parce que c'est un peuple libre (...) Nous sommes en guerre face au terrorisme, il a frappé et peut frapper à nouveau dans les jours qui viennent. Je ne dis pas ça pour faire peur mais pour que les Français soient au courant", a déclaré Manuel Valls. Face à la guerre contre le terrorisme, le premier ministre explique que "aucune solution" n'est écartée.

07h42 - Manuel Valls est l'invité d'Olivier Mazerolle et Yves Calvi dès 7h45.

07h39 - "Qui est battu par les flots mais ne sombre pas". La traduction du latin de la devise "Fluctuat nec mergitur", présente sur le blason de la ville de Paris, résonne différemment depuis les attaques qui ont coûté la vie à au moins 129 personnes et fait plus de 300 blessés dans la soirée du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. 

07h36 - Il s'appelait Omar Ismaïl Mostefaï, avait 29 ans, et avait fait l'objet d'une fiche "S" en 2010. Alors que l'enquête autour des attaques survenues à Paris et à Saint-Denis vendredi 13 novembre se poursuit, les enquêteurs ont révélé samedi l'identité d'un des assaillants qui a participé à la prise d'otages au Bataclan. L'homme était bien connu des services de renseignement pour "radicalisation", mais n'avait cependant jamais été impliqué dans une affaire de terrorisme, selon le procureur de Paris François Molins. 

07h19 - Les journaux français et internationaux affichent toujours en une les attentats du vendredi 13 novembre, qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés dont près de 80 sont dans un état d'urgence absolue. "Notre guerre", "Génération Bataclan", "La Douleur", ou encore "Solidaires contre la terreur", sont quelques-uns des titres de la presse, ce lundi.

La une de L'Obs

07h13 - La capitale a connu un mouvement de panique place de La République à cause d'une fausse alerte. Quels sont les comportements à adopter pour ne pas entretenir la psychose.

07h06 - À 16 heures, le président de la République s'exprimera devant le Parlement réuni en Congrès de Versailles. Cet événement politique est rarissime et devrait permettre à François Hollande d'annoncer, notamment, sa volonté de prolonger l'état d'urgence de douze jours à trois mois dans un contexte d'unité nationale extrêmement fragilisée.

07h02 - Malgré de nombreux dons d'anonymes après les attentats à Paris, des donneurs O négatifs sont notamment recherchés.

06h58 - Que sait-on des auteurs des attaques et de leurs complices ? Les enquêteurs ont identifié les corps de trois terroristes morts et disposent de l'identité du 8e homme et d'un passeport syrien.

06h53 - Écoles, collèges et lycées seront ouverts ce lundi 16 novembre. Toutefois, des dispositions sont prises pour la semaine du 16 au 22 novembre. Les sorties scolaires et périscolaires occasionnelles (cinéma, musée, …) sont annulées de même que les voyages. Les classes de découverte actuellement en cours devraient rentrer dans les jours à venir. En revanche, il n’y aura pas de nouveaux départs avant le 22 novembre. 

06h49 - Selon nos informations, un homme est identifié comme le commanditaire des attentats de Paris qui ont fait au moins 129 morts, vendredi 13 novembre. C'est avec Abdelhamid Abaaoud, 27 ans, l'un des bourreaux les plus actifs de Daesh en Syrie, que les kamikazes discutaient. C'est bien lui, un Belge originaire du quartier de Molenbeek, qui a supervisé l'opération conduite à Paris. Il était pour cela en liaison directe avec l'un des terroristes impliqués dans la tuerie, résidant lui aussi à Molenbeek.

06h47 - Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, les hackers du collectif Anonymous promettent une "réaction massive" aux attentats perpétrés le 13 novembre à Paris et revendiqués par Daesh. "Ces attentats ne peuvent pas rester impunis", déclare l'auteur de la vidéo, qui arbore le masque bien connu de l'organisation. "C'est pourquoi les Anonymous du monde entier vont vous traquer. Oui, vous les vermines qui tuent les pauvres innocents, nous allons vous traquer, comme nous avons pu le faire depuis les attentats de Charlie Hebdo". Il poursuit : "Nous allons lancer l'opération la plus importante jamais réalisée contre vous, attendez-vous à de très nombreuses cyberattaques. La guerre est déclenchée, préparez-vous. Le peuple français est plus fort que tout et se relèvera de cette atrocité encore plus fort, sachez-le."

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Message des Anonymous suite aux attentats de Paris le 13 novembre 2015

05h21 - Une importante opération antiterroriste a été lancée dans la nuit dans différentes villes de France. Au total, près d'une centaine de perquisitions ont été menées en région parisienne, à Toulouse, Grenoble et dans la région de Calais. Des perquisitions dites "administratives", c'est à dire qui ne sont pas en lien direct avec les attentats perpétrés à Paris vendredi. Il s'agit de rendre visite à des personnes qui sont déjà signalisées depuis plusieurs mois ou années.

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Une centaine de perquisitions dites "administratives" menées dans toute la France Crédit Média : Damien Delseny

04h56 - À la veille du deuxième jour deuil national décrété à la suite des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis qui ont fait au moins 129 morts, les enquêteurs progressaient dans le recueil d'informations supplémentaires sur les sept terroristes tués. Plusieurs d'entre eux ont été identifiés et un huitième homme est même recherché car soupçonné d'avoir participé activement à ces tueries et pris la fuite.

04h12 - Plusieurs opérations policières ont été lancées cette nuit. Après Toulouse, Grenoble a aussi été la cible d'une opération anti-terroriste, Dauphiné Libéré. "L'état d'urgence décrété par le président de la République permettant d'effectuer des perquisitions nocturnes sur ordre du préfet, une quinzaine d'objectifs ont été ciblés par la police judiciaire et quinzaine d'objectifs ont été ciblés par la police judiciaire et la Sûreté départementale sur les communes de Grenoble, Échirolles, Fontaine, Saint-Martin-d'Hères", détaille le journal local. 

04h04 - Dans le monde, en France et à Paris, le temps est au recueillement. Mais dans cette période de forte tension où la psychose collective peut rapidement s'installer, des comportements sont à adopter. Attention notamment aux réseaux sociaux où de fausses photos et de fausses informations peuvent notamment circuler. 

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2015-11-16 06:44:00
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