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OM-PSG : Marseille sanctionné d'un point après les débordements des supporters ?

ÉCLAIRAGE - L'Olympique de Marseille est sous la menace du retrait d'un point au classement après les incidents survenus à Nice le 22 août dernier. Le comportement de certains de ses supporters lors du "Clasico" pourrait pousser la LFP a lever le sursis, en plus d'autres sanctions.

Neymar protégé par un membre de la sécurité pour frapper un corner le 24 octobre 2021 au stade Vélodrome
Neymar protégé par un membre de la sécurité pour frapper un corner le 24 octobre 2021 au stade Vélodrome
Crédit : CHRISTOPHE SIMON / AFP
OM-PSG : Marseille sanctionné d'un point après les débordements des supporters ?
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Gregory Fortune & AFP

"Merci au public qui a mis le feu et a été exemplaire, mais j'ai aussi vu des bouteilles, des chargeurs, des briquets (...) Certains dérapent, on risque de perdre des points, on ne peut pas dire que ces gens-là aiment l'OM". Déjà monté au créneau pour appeler au calme avant la réception du PSG, dimanche 28 octobre, Dimitri Payet s'est montré "désabusé" à l'issue animée sur le terrain malgré le 0-0, mais aussi en tribunes.

Or, Marseille a déjà été sanctionné deux fois cette saison par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), d'abord après le match Nice-OM du 22 août, puis après celui joué à Angers le 22 septembre. Depuis, le club phocéen est sous la menace d'un retrait d'un point au classement en cas de récidive. "Je ne comprends pas, on se sait observés, il faut des vraies sanctions, on ne peut plus attendre que quelqu'un soit blessé", a encore lancé Payet.

Certains supporters marseillais ont d'abord adressé un message à la LFP avant le coup d'envoi du match, avec un immense tifo "LFP MERDA" installé sur tout le Virage Nord du Vélodrome et dévoilé au moment de l'entrée des joueurs sur le terrain. Parallèlement, de l'autre côté du stade, dans le Virage Sud, de très nombreux fumigènes ont été allumés, laissant planer un brouillard artificiel durant les premières minutes de la rencontre. 

Un commissaire blessé

Au bout d'un peu moins de 30 minutes, le match a ensuite été brièvement interrompu à cause de projectiles lancés en direction du poteau de corner où Neymar s'apprêtait à frapper. Le speaker du stade a fait une annonce au micro, prévenant que le match risquait d'être arrêté en cas de récidive. Au cours de la deuxième période, un spectateur est aussi entré sur le terrain en pleine action et s'est approché de Lionel Messi avant d'être évacué par plusieurs stadiers. 

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En dehors du stade, le match a été marqué par quelques incidents, notamment pendant la première période. "Des centaines de personnes ont essayé de rentrer" dans le stade malgré les portes fermées, nécessitant l'intervention des forces de l'ordre, a ainsi indiqué la préfecture de police. Des gaz lacrymogènes ont été tirés et un commissaire a été blessé "en pleine face" et transporté à l'hôpital, a ajouté la préfecture sans préciser la gravité de ses blessures.

Au moins 12 interpellations

Au début de la deuxième période, le calme était revenu et la sortie du stade à la fin du match s'est faite dans la tranquillité. Au total, la préfecture de police a signalé "au moins 12 interpellations pour divers motifs, surtout sur le parvis lors des tentatives d'intrusion et lors du refoulement sur le Prado". 

Avant la partie, une personne avait aussi été interpellée pour avoir jeté deux fumigènes en direction du car du PSG, sans atteindre sa cible, selon la même source. Autant de faits qui seront étudiés par la LFP le mardi 3 novembre. Au delà de la perte possible d'un point au classement - Nice en a déjà perdu officiellement un et sous la menace de la perte d'un autre - l'OM s'expose a un plusieurs matches à huis clos total ou partiel.

"Pas de débat" pour Jacques Cardoze

Toutefois, selon Jacques Cardoze directeur de la communication de l'OM, "il faut rappeler que le point avec sursis a été infligé pour un envahissement de terrain à Angers, que nous condamnons. Il faut, pour que le point soit révoqué, que le cas soit similaire. À ma connaissance, hier soir (dimanche ndlr), il n'y a pas eu d'envahissement de terrain donc pour moi il n'y a pas de débat".

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