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Patrice Évra révèle avoir été victime d'agressions sexuelles à l'âge de 13 ans

VU DANS LA PRESSE - Dans son autobiographie à paraitre le 28 octobre prochain, l'ancien défenseur de l'équipe de France Patrice Évra, révèle avoir été victime d'agressions sexuelles quand il avait 13 ans.

Patrice Évra avec l'OM en 2017
Patrice Évra avec l'OM en 2017
Crédit : BORIS HORVAT / AFP
William Vuillez

Le 28 octobre prochain, Patrice Évra, ancien défenseur de l'équipe de France, de Manchester United et de l'Olympique de Marseille publie son autobiographie I love this game. Un livre dans lequel il révèle notamment avoir été victime d'agressions sexuelles quand il avait 13 ans. 

C'est le quotidien britannique The Times qui publie des extraits de ce livre ce vendredi 22 octobre. L'ancien footballeur confie avoir été agressé sexuellement par le principal de son collège qui l'avait hébergé pendant 3 jours pour réduire les temps de trajet entre son domicile et son école. "Croyant que je dormais, il passait ses mains sous ma couette et essayait de me toucher. Je savais que ce qu'il faisait était mal, alors j'essayais de le repousser et de le frapper. J'étais robuste, mais j'avais peur", confie Patrice Évra. 

L'ancien joueur des Bleus poursuit son récit glaçant. "Ça pouvait durer 10 ou 15 minutes, comme une bagarre. Il ne rigolait pas. Il essayait à tout prix de m'enlever mon pantalon. Dans le noir, il ne parlait pas. Mais il se touchait et la situation l'excitait sexuellement", écrit-il. "La dernière nuit chez lui, quand il savait que j'allais rentrer chez moi, il a fini par réussir. Il a mis mon pénis dans sa bouche". 

Libérer la parole

Avec cette autobiographie, Patrice Évra explique n'avoir jamais divulgué ces attouchements par honte. "Je veux que les gamins aient le courage de parler et ne se sentent pas coupables, parce que je me suis toujours senti coupable", explique l'ancien footballeur au Times. "Je n'ai pas peur de dire que le fait de ne pas en parler m'a fait me sentir comme un lâche pendant de longues années. Vivre avec ça a été l'un de mes plus gros regrets, parce que j'aurais pu aider tellement de gens. J'en ai assez de cette masculinité toxique. Pour mon père, pleurer était un signe de faiblesse, mais ce n'est pas le cas. Je préfère être une source d'inspiration et un exemple qu'une victime", dit-il.

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