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OM-PSG : 6 ans après, comment Marseille peut de nouveau battre Paris

DÉCRYPTAGE - L'Olympique de Marseille n'a pu accrocher son rival parisien que sur deux des 14 derniers "Clasicos" à la française. Voici quelques éléments sur lesquels s'appuyer pour positiver.

27 novembre 2011 au Stade Vélodrome : André Ayew marque le 3e et dernier but marseillais face aux Parisiens de Diego Lugano (3-0)
27 novembre 2011 au Stade Vélodrome : André Ayew marque le 3e et dernier but marseillais face aux Parisiens de Diego Lugano (3-0) Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Gregory Fortune
Gregory Fortune
Journaliste RTL

Ce dimanche soir là, le Vélodrome n'était pas encore couvert, Didier Deschamps futur sélectionneur des Bleus mais solidement assis sur le banc marseillais, Paris candidat au titre européen après avoir déboursé des centaines de millions d'euros. Devant quelques 41.000 supporters en furie, l'OM infligeait à son meilleur ennemi un cinglant 3-0 grâce à des buts de Loïc Rémy (9e), Morgan Amalfitano (65e), André Ayew (84e). Cinquième "Clasico" perdu par le PSG sur les six derniers.

Ce dimanche soir là, le 27 novembre 2011, remonte à près de six ans. Une éternité pour les sympathisants olympiens, sevrés de succès depuis. Ligue 1, Coupe de France, Coupe de la Ligue : au Parc des Princes comme au Vélodrome, le PSG a tout avalé ou presque. 14 matches, 12 succès, et donc seulement deux matches nuls à se mettre sous la dent, le 7 octobre 2012 (2-2) et le 23 octobre 2016 (0-0).

Ce dimanche 22 octobre 2017 peut-il marquer une rupture dans l'ultra-domination parisienne ? Sur le papier, la réponse est évidemment non. Racheté par l'Américain Frank McCourt, l'OM entend retrouver de l'ambition, s'est renforcé dans toutes les lignes lors des deux derniers mercatos. Mais depuis ce fameux 27 novembre 2011, le PSG version Qatar s'est construit l'un des effectifs les plus impressionnants du continent. 

On a les armes pour rivaliser avec le PSG

Morgan Sanson, milieu de l'OM
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Cet été, le club de la capitale a encore pris une nouvelle dimension avec les arrivées de Neymar, Kylian Mbappé ou encore Dani Alves. L'OM peut redouter une nouvelle fessée à domicile, après le 5-1 du 26 février dernier. Pourtant, du président Jacques-Henri Eyraud aux joueurs en passant par Rudi Garcia, les Phocéens ne veulent partir battu mais croire à ce qui serait un exploit face à une équipe toujours invaincue cette saison.

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"On connaît les qualités du PSG, mais on a les nôtres", estimait Maxime Lopez après la victoire sur Guimares. "Chaque équipe a ses failles". Morgan Sanson : "Sur un match rien n'est impossible, tout le monde est déterminé, on sait qu'il ne faudra pas être à 100 mais à 150%. On jouera sur nos qualités, on a les armes pour rivaliser avec le PSG". Garcia : "Tant qu'on aura cette force collective on sera capable de gagner des matches, il faut la mettre sur le terrain dimanche". 

Redressement depuis l'abandon du 4-3-3

L'ancien coach de l'AS Roma et de Lille a su changer de système de jeu après les claques reçues à Monaco (6-1) et face à Rennes (1-3). Mis de côté le cher 4-3-3, place au 4-2-3-1 avec Dimitri Payet en meneur de jeu et deux milieux défensifs

Depuis, son OM a gagné cinq de ses sept derniers matches. Si la défense est encore trop friable, comme à Strasbourg (3-3), la confiance revient progressivement.

Concurrence accrue

Parallèlement, l'Europa Ligue a entraîné un turn-over bénéfique à tout le groupe. Contre Guimaraes, Payet, Florian Thauvin, Hiroki Sakai, Clinton Njie ou Franck Zambo Anguissa n'ont pas été utilisés. Bouna Sarr, Morgan Sanson, Maxime Lopez, Boubacar Camara et Valère Germain ont gratté du temps de jeu. En défense, le retour d'Aymen Abdenour au côté d'Adil Rami pourrait pousser Rolando sur le banc.

De retour de suspension, Luiz Gustavo et Lucas Ocampos (buteur et passeur) n'auront, eux, pas de mal à enchaîner même avec trois jours de récupération, un de moins que les Parisiens. Reste à savoir qui de Njie ou de Konstantinos Mitroglou occupera le poste d'avant-centre. Enfin sur pied, le Grec a marqué son premier but en Ligue 1 à Strasbourg. La concurrence tire tout le monde vers le haut. Le banc phocéen commence à avoir de l'allure, Garcia des solutions multiples.

Ne pas craquer d'entrée

Ne pas craquer d'entrée comme à Monaco et à Nice (il n'y aura pas toujours de miracle), s'appuyer sur les exemples fournis par Montpellier et Dijon, bénéficier d'un scénario favorable, d'un soir sans des stars parisiennes. Voilà les éléments qui pourraient conduire à une surprise. Un nul en serait déjà une, et probablement une satisfaction avant de rêver à mieux.

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