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Les joueurs de l'OM après l'élimination en quarts de finale de la Coupe de France contre Toulouse, le 4 mars 2026 au Vélodrome.
Crédit : Thibaud MORITZ / AFP
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Une nouvelle rechute pour l'OM. La dernière opportunité de sauver la saison marseillaise s'est envolée avec le tir au but manqué par Ethan Nwaneri, mercredi 4 mars, au terme d'une séance perdue contre Toulouse en quarts de finale de la Coupe de France (2-2, 3-4 t.a.b.). Sans surprise, la soirée s'est finie par la colère des supporters, par des sifflets et même par quelques fumigènes lancés sur la pelouse depuis le Virage Nord du Vélodrome.
Et ce, alors que le club semblait avoir retrouvé un peu de sérénité grâce à sa victoire arrachée dans l'Olympico contre Lyon dimanche (3-2), à l'issue d'une semaine de travail à Marbella, avec le coach fraîchement nommé Habib Beye. C'était sans compter sur le sens de l'histoire dans cet exercice 2025-2026 côté Olympiens, décidemment marqué du sceau de l'irrégularité.
Il y aura bien un podium à aller chercher en Ligue 1 pour retourner directement en Ligue des champions, l'origine des maux depuis le camouflet de Bruges fin janvier (0-3). Mais pour le deuxième budget du championnat derrière le PSG, cela ressemble à un minimum syndical.
L'OM et la Coupe, c'est une grande histoire d'amour, ou plutôt c'était. Décuple vainqueur de l'épreuve, les Marseillais n'ont plus décroché la timbale depuis 1989. Une disette d'autant plus préjudiciable que le PSG, grand favori, avait pris la porte avant eux pour la troisième fois en cinq ans. Sous l'ère Frank McCourt - débutée l'été suivant une défaite 4-2 contre le PSG de Zlatan Ibrahimovic au stade de France en 2016 -, les Phocéens n'ont plus passé les quarts de finale.
Pour la quatrième fois de suite, le club a été éliminé de Coupe de France à la suite d'une séance de tirs au but malheureuse. La série avait commencé sous Igor Tudor avec la tristement mémorable sortie contre Annecy, pensionnaire de Ligue 2. Il y a deux ans, Rennes l'avait emporté de la sorte en Bretagne, puis Lille en Provence la saison passée, et donc Toulouse.
De quoi confirmer le peu de réussite de l'OM dans l'exercice, malgré un Geronimo Rulli souvent décisif sur pénalty. En comptant celles perdues contre le Panathinaïkos en tour préliminaire de C1 2023 et le PSG lors du dernier Trophée des champions en janvier, l'équipe n'a remporté qu'une seule de ses sept séances toutes compétitions confondues : face au Benfica en quarts de finale d'Europa League en 2024.
En à peine trois matchs sur le banc de l'OM, Habib Beye s'est déjà fait une place dans les livres d'histoire du football français : jamais un entraîneur n'avait pris la porte deux fois sur la même édition de la Coupe de France. Car avant de tomber contre les Violets, Marseille - alors coaché par Roberto De Zerbi - avait disposé de Rennes en huitièmes de finale (3-0) : l'ex-employeur du technicien sénégalais.
"La déception est à la hauteur de l'espoir qu'on avait. On était à deux matchs d'une finale, il faut accepter cette déception, regarder droit devant et faire face", a-t-il réagi après le match mercredi, alors que son équipe a mené par deux fois pour ensuite se faire piéger sur deux corners.
Après l'égalisation à la dernière minute du Parisien Gonçalo Ramos au Trophée des champions en début d'année, Marseille n'avait plus que la Coupe pour décrocher un titre cette saison, au vu de leur quatrième place en championnat et de leur absence dans le top 24 de Ligue des champions. C'est donc encore râpé pour cette année : le contenu de l'armoire à trophées restera inchangé comme depuis la victoire à la Coupe de la Ligue 2012.
C'est décidemment un score maudit pour l'Olympique de Marseille. Cette saison, les partenaires de Benjamin Pavard ont concédé un total de six matchs nuls, tous à 2-2. Le seul point commun ? Non, car à chaque fois, ils ont à chaque fois été frustrés sur le gong. Soit en concédant l'égalisation dans le temps additionnel en championnat (contre Angers, devant Toulouse, sur le terrain du PFC et face à Strasbourg), soit en s'inclinant aux tirs au but comme ce mercredi, ou bien en combinant les deux lors du Trophée des champions. Preuve de sa fébrilité en fin de partie, l'OM a perdu neuf points dans le temps additionnel de la seconde période en Ligue 1.
En championnat, l'OM est tout simplement la pire défense depuis le début de l'année 2026, derrière la lanterne rouge Metz (16). Ce total monte même à 28 buts encaissés en 14 rencontres toutes compétitions confondues, soit une moyenne de deux par match. Beaucoup trop pour espérer enchaîner les bons résultats. Symbole de cette arrière-garde fragile, le capitaine Leonardo Balerdi, qui a repris le brassard mercredi en raison de la suspension de Pierre-Emile Hojbjerg, et a manqué sa tentative lors des tirs au but.
Pour mesurer l'ampleur de l'échec de cette saison, il faut évidemment le mettre en perspective avec les investissements consentis. Si les chiffres ne témoignent pas de l'instabilité dans les bureaux - Pablo Longoria n'est plus président, Medhi Benatia ayant été conforté malgré sa démission posée -, l'OM a tout de même dépensé 125 millions d'euros sur le marché des transferts depuis cet été (pour 131,5 millions de ventes) pour attirer une quinzaine de joueurs et recomposer un effectif toujours plus mouvant. Visiblement, la recette n'a pas fonctionné.
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